© Léa Cabanié
À Toulouse, l’école maternelle Petit-Gragnague, située dans le quartier des Sept-Deniers, fermera ses portes à la rentrée 2027, aux côtés de deux autres écoles maternelles de la ville. Une décision qui suscite l’inquiétude et la colère de nombreux parents d’élèves, malgré les 1 200 signatures recueillies par la pétition du collectif Sauvons Petit-Gragnague.
L’annonce est difficile à accepter pour les familles du quartier. L’école maternelle Petit-Gragnague vit sa dernière année scolaire avant sa fermeture définitive, prévue à la rentrée 2027. Avec elle, les écoles Dolto, dans le quartier de la Terrasse, et Gallia, dans le Grand Mirail, sont également concernées par cette décision de la municipalité.
Les élèves devront poursuivre leur scolarité dans des écoles élémentaires disposant déjà de leur propre maternelle. Une réorganisation qui soulève plusieurs interrogations chez les parents, notamment sur la proximité des établissements, les conditions d’apprentissage et les effectifs des futures classes.
Une école de quartier à laquelle les familles sont attachées
Dans le quartier des Sept-Deniers, la fermeture de Petit-Gragnague suscite de nombreuses réactions. Pour plusieurs parents, cette école représente un établissement à taille humaine, adapté aux besoins des jeunes enfants et à leur apprentissage.
« On regrette la fermeture du Petit-Gragnague parce que c’est une petite école du quartier qui est parfaite pour l’apprentissage de nos enfants. On n’est pas trop pour les écoles-usines avec 700, 800, voire 1 000 élèves, comme c’est le cas pour beaucoup d’écoles de la métropole », déplore Michel Julia, parent d’élève.
Au-delà de la taille des établissements, les familles s’inquiètent également des conséquences de cette fermeture sur le quotidien des enfants. La proximité entre l’école maternelle et le collège constituait notamment un avantage pour certains habitants.
« Avoir une école primaire à côté d’un collège, c’était pas mal. Là, ça fera plus loin de leur domicile. Et puis, pour créer des classes surchargées, est-ce que c’est vraiment une décision qui va dans le bon sens ? », interroge Louise Boucher, parent d’élève.
Face à cette décision, le collectif Sauvons Petit-Gragnague s’est mobilisé pour tenter de défendre le maintien de l’établissement. Une pétition a recueilli 1 200 signatures, sans empêcher, à ce stade, la fermeture annoncée.

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La mairie défend une réorganisation des écoles
Du côté de la municipalité, l’adjointe au maire chargée de l’éducation, Marion Lalane de Laubadère, défend la nécessité de cette réorganisation. « On ne ferme pas des écoles par plaisir », affirme-t-elle.
L’élue assure que les établissements qui accueilleront les élèves resteront eux aussi de taille modeste. Une réponse aux inquiétudes des familles, qui redoutent notamment une augmentation des effectifs et une dégradation des conditions d’apprentissage.
Le devenir des bâtiments concernés reste également à définir. La municipalité annonce des consultations de quartier afin d’échanger avec les habitants sur les futurs usages des locaux. Marion Lalane de Laubadère assure toutefois que les bâtiments ne seront pas démolis pour laisser place à des immeubles.
Un avenir encore incertain pour les bâtiments
À moins d’un an de la fermeture annoncée, les interrogations restent nombreuses pour les familles du Petit-Gragnague. Si la municipalité maintient son projet, les parents mobilisés continuent de défendre l’importance d’une école de proximité et de structures adaptées aux jeunes enfants.
Entre volonté de réorganiser les établissements scolaires et attachement des habitants à leur école de quartier, la fermeture de Petit-Gragnague cristallise les inquiétudes autour de l’accueil des élèves et de leurs futures conditions d’apprentissage. Les consultations annoncées sur le devenir des bâtiments devront également permettre de préciser les projets envisagés pour ces lieux au cœur de la vie locale.
Marie-Léa Andrieux

