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À Toulouse, les femmes se mobilisent contre les inégalités

Les organisatrices de la journée World with Women à Toulouse ©Lola Berdos

Ce mardi 13 octobre, le mouvement World with Women amène les femmes à suspendre leurs activités professionnelles, domestiques ainsi que leurs achats jusqu’à demain. À Toulouse, un rassemblement est organisé au Jardin des Plantes pour rappeler le rôle essentiel des femmes dans la société et réclamer davantage d’égalité.

Et si les femmes arrêtaient tout pendant une journée ? C’est le mot d’ordre lancé ce mardi 13 octobre par le mouvement international World with Women. Travail, ménage, courses, garde des enfants… Les femmes sont amenées à mettre leurs activités en pause pendant 24 heures. Une mobilisation symbolique pour rendre visible tout ce qui repose encore sur leurs épaules.

À Toulouse, le rendez-vous a été donné au Jardin des Plantes, de 11h30 à 14h. Mélanie, l’une des organisatrices de la grève, explique « On commence tout juste. Le mouvement est né en mars 2026 donc c’est vraiment très récent« . Au programme aujourd’hui, plus de 70 femmes se sont réunies autour d’un pique-nique partagé, rythmé par de la musique, des chants et des danses. Derrière ces quelques heures de partage et de convivialité, il y a la revendication de faire avancer concrètement l’égalité entre les femmes et les hommes.

Sans les femmes, tout s’arrête

« Aujourd’hui, on propose à toutes les femmes de s’arrêter, autant à la maison que dans le travail, pour montrer l’utilité des femmes qui représentent quand même la moitié de l’humanité« . Un arrêt collectif destiné à rappeler leur contribution à la société, encore trop souvent considérée comme allant de soi.

Car le travail des femmes ne se limite pas à leur activité professionnelle. De retour à la maison, les tâches ménagères, l’organisation du quotidien et la prise en charge des proches leur créent une charge mentale supplémentaire importante. En suspendant ces activités, le mouvement entend ainsi rendre visible ce travail trop invisibilisé.

Pour Mélanie, l’une des organisatrices de la mobilisation toulousaine, cette journée doit permettre de prendre conscience de la place essentielle des femmes dans la société. Il s’agit de rappeler que leur contribution concerne tous les aspects de la vie quotidienne, bien au-delà du seul monde du travail.

La mobilisation va au-delà d’une seule journée

Cette initiative s’inscrit dans une mobilisation internationale qui appelle à davantage de reconnaissance, de visibilité et de représentation des femmes dans la société. Alors marquer une pause pendant 24 heures oui, mais aussi et surtout faire de cette journée un moyen d’interpeller sur les inégalités persistantes.

Le mouvement fait notamment écho à la grève des femmes organisée en Islande en 1975. À l’époque, près de 90 % des Islandaises avaient cessé de travailler, y compris pour les tâches domestiques, afin de démontrer l’importance de leur contribution à la société. Pour Mélanie, c’est un symbole et la preuve que ce mouvement peut aboutir à de vrais changements « Pour elles, ça a pris un petit peu de temps, mais maintenant c’est le pays le plus égalitaire au monde« .

« C’est une union de tous les mouvements féministes mais pas seulement puisque on invite aussi les hommes à soutenir le mouvement et à s’engager. La mixité et ses bénéfices sont l’affaire de tous« .

Reste à espérer que cette journée permettra de faire évoluer les mentalités au-delà du rassemblement. Pour les participantes, l’enjeu est de rappeler que l’égalité ne peut pas reposer uniquement sur des discours mais aussi se traduire dans le quotidien, au travail comme à la maison.

Julie AKACHA