Top départ du Grand débat national : le président de la République Emmanuel Macron est aujourd’hui à Grand Bourgtheroulde, pour rencontrer 600 maires normands et lancer ce que le gouvernement voit comme LA solution à la crise des Gilets jaunes. Et à Toulouse aussi, la parole est aux citoyens. 

Pour donner le coup d’envoi du grand débat national piloté par Lecornu et Wargon, censé apporter une solution au mouvement des Gilets jaunes, Emmanuel Macron s’est rendu dans la commune de Grand Bourgtheroulde dans l’Eure.

Dès aujourd’hui, et ce pendant deux mois, le président de la République veut donner la parole aux Français. Pour ce faire, à partir de 15h, le chef de l’État va écouter les quelques 600 maires des cinq départements normands, venus rapporter les doléances de leurs habitants. 

Suite à cette journée de lancement, plus de dix autres rencontres du même type sont prévues. Un agenda chargé pour le président qui compte entendre des représentants dans toutes les régions de France. Il s’agit donc d’un grand retour au contact des français pour Emmanuel Macron, qui ne s’était quasiment pas montré en public depuis qu’il avait été pris à partie début décembre au Puy-en-Velay. 

Comment Toulouse organise-t-elle le Grand débat national ?

Le gouvernement promet de donner la parole à la France entière, et la Ville rose n’y fait pas exception. Afin de rendre cela possible, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a mis en place un premier dispositif de participation. 

Les mairies de quartier, les Maisons de la citoyenneté ainsi que le Capitole disposeront de formulaires d’expression citoyenne, sur les quatre grands thèmes de la Lettre aux Français du Président de la République, à savoir : les impôts, l’organisation de l’État et des collectivités publiques, la transition écologique et enfin la citoyenneté et la démocratie. 

« Quel lieu plus évident, pour mettre en place ces formulaires, que nos mairies de quartier et Maisons de la citoyenneté ? (…) Au total, ce sont ainsi près de 30 points de débat qui seront ouverts jusqu’au 15 mars. Les contributions des Toulousains seront, ensuite, directement transmises à l’organisateur du Grand débat. La Collectivité n’en conservera pas copie », a déclaré Jean-Luc Moudenc.