Ce samedi avait lieu la neuvième journée de mobilisation des gilets jaunes. À Toulouse, les opérations ont débuté à 13H30 place Jean Jaurès. Avant de basculer une nouvelle fois dans le désordre et la violence. On fait le point.

Certains manifestants se sont levés tôt ce matin pour débuter les hostilités. Dès 10h, quelques irréductibles gilets jaunes se sont rassemblés dans le quartier des Minimes pour tenter un blocage routier. Ils se sont ensuite déplacés à Barrière de Paris. N’étant pas assez nombreux, ils ont rapidement abandonné le projet, en sachant qu’un important blocage aura lieu demain à 20h30. Un blocage qui devrait toucher le périphérique de Toulouse mais aussi d’autres villes en France.

Après un pique-nique festif place du Capitole, les manifestants se sont réunis à 13h30 à Jean Jaurès pour le début du rassemblement. Ils se sont ensuite déplacés passivement sur le boulevard de Strasbourg en portant et chantant leurs revendications.

Les CRS étaient présents sur les lieux, même si aucun débordement n’avait encore été déploré.

Plus de 6000 manifestants et des débordements

6520 : c’est le nombre de manifestants qui ont été recensés en Haute Garonne. La préfecture de la Haute-Garonne a déjà comptabilisé 1 000 casseurs. Nous savons également que 33 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre pour des violences commises à l’encontre de ces derniers. Les affrontements ont fait, dans le dernier bilan transmis par la préfecture, 13 blessés légers.

Après un défilé dans le calme, la journée a pris un autre visage en fin d’après-midi. Des casseurs ont commencé à allumer des feux, notamment sur la place Wilson. Un affrontement a eu lieu, les policiers répliquant avec des  grenades lacrymogènes.

Des dégâts ont également été commis (graffitis et peinture) place du Capitole notamment sur la façade de la mairie. Certains gilets jaunes en sont même venus aux mains avec des casseurs qui voulaient s’en prendre à une banque.

Un feu s’est déclaré dans l’entrée d’un hall d’immeubles dans la rue des Lois, à seulement quelques mètres de la place du Capitole. On ne connaît pas les circonstances exactes de son origine mais fort heureusement, des commerçants aidés par des passants (et des gilets jaunes pacifiques) ont réussi à éteindre les flammes avant que l’incident ne tourne au drame.

Des journalistes (encore) visés

Une journaliste de la Dépêche du Midi a été visée par des gilets jaunes très agressifs alors qu’elle se trouvait dans sa voiture aux abords de François Verdier. Un journaliste de France 3 a lui été touché par des projectiles, l’empêchant de finir son live.

À Rouen, une scène invraisemblable montre une équipe de LCI se faire lyncher par des gilets jaunes. La directrice de la publication a d’ores et déjà annoncé que la chaîne portera plainte contre les agresseurs.