Les dirigeants occidentaux avaient donné jusqu’à aujourd’hui à Nicolas Maduro pour annoncer l’organisation de nouvelles élections présidentielles. Mais le président vénézuélien a campé sur ses positions en proposant l’organisation d’élections législatives anticipées.

Plusieurs pays Occidentaux dont la France, l’Allemagne ou encore les Pays-Bas avaient donné jusqu’à aujourd’hui au président vénézuélien pour annoncer de nouvelles élections présidentielles dans le pays. Au lieu d’accepter cette proposition, Nicolas Maduro a campé sur ses positions, tout en accusant les Etats-Unis de vouloir perpétrer un coup d’état.

Des élections législatives anticipées

Le président Nicolas Maduro a en effet annoncé la tenue d’élections législatives anticipées. Elles devraient avoir lieu cette année au lieu de l’an prochain. Le problème, c’est que cette proposition est la même depuis le début de la crise politique qui secoue le pays.

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Pour essayer de mettre fin à la crise dans le pays, plusieurs dirigeants avaient demandé la tenue de nouvelles élections présidentielles, faute de quoi, ils reconnaîtraient Juan Guaido, président autoproclamé, comme seul président « légitime » du Vénézuela. C’est donc cette issue qui semble se dessiner aujourd’hui.

Nouvelles manifestations dans les rues de Caracas

Hier, les partisans des deux camps se sont à nouveau retrouvés dans les rues de la capitale du pays, Caracas. Les partisans du président socialiste célébraient le vingtième anniversaire de la révolution bolivarienne, tandis que les autres exigeaient le départ de Nicolas Maduro.

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À l’heure actuelle, il est impossible d’obtenir de chiffres fiables sur l’ampleur de cette mobilisation, mais les vénézuéliens étaient encore une fois très nombreux dans la rue hier.

De son côté, Juan Guaido a annoncé sur son compte Twitter l’arrivée d’une aide humanitaire, par le biais de la frontière colombienne. Pour autant, aucune date précise n’a pour le moment été communiquée.

La situation au Vénézuéla reste donc très incertaine. Et tous les regards se tournent désormais vers les militaires, qui pourraient faire basculer d’un côté comme de l’autre, la crise politique du Vénézuéla.