Le Bleu Bleu, ce bar clandestin tombé aux oubliettes

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Sur le chemin du Ginestou, un autel a été dressé en homme à Gilbert Vivien, fondateur du Bleu Bleu, aujourd'hui décédé. © Yohan Lemaire

Cette guinguette qui était installée au bord de la Garonne, a été détruite il y a maintenant plus de deux ans. Un lieu unique qui garde aujourd’hui quelques couleurs de cette belle époque.

C’était un lieu insolite, comme il n’en existait plus. Le Bleu Bleu, ce bar insolite et clandestin, positionné juste à côté de La Garonne, avait été détruit par la mairie de Toulouse et la Préfecture. Son créateur, Gilbert Vivien, venait de décéder. Les quelques fidèles qui avaient essayé d’empêcher la destruction s’étaient très vite retrouvés dépourvus.

Quelques souvenirs encore présents

Aujourd’hui, sur le chemin entre Blagnac et Ginestous, il ne reste plus rien, ou presque. Cet immense bar clandestin qui était fait de bric et de broc avait été construit dans les années 1960. En ce mercredi 9 février, nous pourrions même croire que la guinguette n’a jamais existé. Mais quand on s’y arrête, certains détails apparaissent. Tout d’abord, cet autel en homme à Gilbert Vivien. Des messages d’amitié également, sur lesquels nous pouvons lire « 1957-2020, vive le Bleu Bleu et Gilbert » ou encore « En homme au Bleu Bleu, repose en paix Gilbert ». Une photo de Gilbert surplombe ces messages.

Une destruction qui a divisé

Si aujourd’hui, ces lieux ne sont plus, c’est parce que la mairie de Toulouse ainsi que la Préfecture de la Haute-Garonne les ont détruits. En cause, « sa situation sur un terrain public (propriété de la mairie) et en zone inondable était bâti sans permis de construire », mais aussi « une grande dangerosité structurelle. » Il est vrai que la guinguette résidait en bord de Garonne. Pour preuve, il y a quelques semaines, les lieux avaient été inondés suite à la crue.

Une pétition avait été créée avant que le Bleu Bleu ne soit détruit. Mais la mort de son fondateur avait eu raison de ce lieu. Cet endroit alternatif, connu de tous, a toujours eu une saveur particulière, son côté «clandestin» ajoutant au charme du lieu avec vue sur la Garonne. De nos jours, seuls les quelques guirlandes encore accrochées aux arbres ainsi que des messages « RIP le Bleu Bleu » rappellent le souvenir de ce bar unique.

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