Toulouse. Grève des éboueurs : le mouvement reconduit jusqu’au vendredi 14 janvier 2022

Les éboueurs continuent leur mobilisation à Toulouse
Les éboueurs continuent leur mobilisation à Toulouse. ©LucasLaberenne

En grève depuis plusieurs mois, les éboueurs toulousains comptaient beaucoup sur la journée du 12 janvier 2022. Les échanges entre les syndicats et la Métropole de Toulouse n’ont pas aboutis à un accord. La grève devrait se poursuivre, au moins, jusqu’au vendredi 14 janvier 2022.

Alors que se déroulaient depuis 10 heures des réunions entre les responsables syndicaux et Toulouse Métropole du côté de Marengo, une cinquantaine d’éboueurs manifestaient leur colère devant le dépôt du Raisin. Autour d’un feu improvisé avec des palettes, les grévistes attendaient patiemment l’issue de ces échanges pour décider de la fin ou non du mouvement. « Nous comprenons que les gens en aient marre, mais nous attendons des réponses concrètes et un peu de considération de la Métropole », déclare un éboueur non-syndiqués, qui préfère garder son anonymat. « Si on ne nous écoute pas, nous n’hésiterons pas à accentuer nos actions, à sortir nos camions et, s’il le faut, à déverser les déchets dans les rues. Ce serait dommage d’en arriver-là, mais si c’est la seule solution… », poursuit-il à la mi-journée.

« C’était une fausse réunion »

À 17 heures, la situation ne semble pas avoir évolué dans le sens des grévistes. Sofiene Draoui, délégué syndical de la CGT, ne se satisfait pas des échanges du jour : « C’était une fausse réunion, on patine… Les dialogues sont au point mort. À part quelques points mineurs, rien n’a réellement avancé. »

« Nous comprenons que les gens en aient marre, mais nous attendons des réponses concrètes et un peu de considération de la Métropole »

André *, éboueur toulousain

Pour ce qu’il en est de la suite des opérations, le membre de l’intersyndicale confie une volonté de prolonger les mobilisations. Ces dernières continueront, « au minimum jusqu’au vendredi 14 janvier. Nous montrerons le compte rendu des négociations aux agents demain matin, et c’est à eux de décider s’ils souhaitent poursuivre le mouvement. Les syndicats ne peuvent pas les obliger », conclue Sofiene Draoui. De son côté, la Métropole de Toulouse n’a, pour l’heure, pas répondu à nos sollicitations.

*André est un nom d’emprunt pour des raisons d’anonymat

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