Plusieurs centaines de migrants qui vivaient depuis des semaines dans un camp insalubre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ont été évacués ce vendredi matin pour être mis à l’abri. C’est la deuxième opération de ce type en trois jours au nord de Paris.

L’évacuation d’un campement insalubre de migrants installé depuis plusieurs semaines en Seine-Saint-Denis, a débuté ce vendredi matin. Le campement comptait environ 400 personnes. L’emplacement rassemblait essentiellement des migrants venus de la corne de l’Afrique, selon une source policière. L’opération de la matinée a été menée dans le calme, avec l’aide d’associations comme France terre d’asile et sous la surveillance de CRS. 

Au total, environ 2 230 personnes, Afghans, Soudanais et Erythréens, ont été recensées, en janvier, dans le nord de Paris par l’association France terre d’asile qui est chargée des maraudes. Sur ce total, un millier de migrants dormaient porte de la Chapelle et près de 500 à Saint-Denis.

La mise à l’abri de ce vendredi est la seconde de la semaine après celle de mardi à la porte de Clignancourt à Paris. Près de 180 migrants, essentiellement des Afghans qui vivaient eux aussi dans un campement insalubre ont été déplacés.

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Pour le moment, la mairie de Saint Denis se dit « soulagée ». Mais elle regrette également « qu’il faille à nouveau attendre une situation critique » pour offrir un toit à « ces êtres humains ». Dans un communiqué, le maire a promis qu’il serait « particulièrement attentif à ce que les mises à l’abri ne servent pas de prétexte pour procéder à des expulsions ».