Une avocate espagnole a été tuée par le meurtrier qu’elle avait défendu et avec qui elle avait une liaison. L’homme, qui avait déjà été condamné en 2003 pour avoir tué son épouse, s’est suicidé dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 janvier. 

Un homme, condamné il y a 16 ans pour avoir tué son épouse, s’est suicidé après avoir assassiné l’avocate qui l’avait défendu et avec laquelle il entretenait une liaison, ont indiqué les autorités espagnoles. « Les enquêteurs considèrent qu’il y avait une relation personnelle entre eux ». Ce que l’entourage familial a confirmé. « C’est donc un crime de violence de genre », a déclaré la préfète Carmen Sanchez.

Ce nouveau féminicide a fait l’objet d’une conférence de presse de la préfète de l’Aragon (nord-est), qui est apparue très touchée devant les médias.

L’avocate avait en effet assuré la défense de l’homme à son procès en 2003, quand il avait été jugé et condamné à 18 ans de réclusion pour l’assassinat par balles de son épouse, selon une porte-parole du barreau de la ville de Saragosse. 

Des marques de coups à l’arme blanche

L’homme était en liberté conditionnelle depuis janvier 2017. Il a été découvert mort dans la nuit de jeudi à vendredi à Teruel, où il s’est « jeté d’un pont », selon les premiers éléments de l’enquête cités par la préfète. Les policiers ont découvert quelques heures plus tard le cadavre de l’avocate de 48 ans, portant des marques de coups à l’arme blanche dans sa résidence à Saragosse. L’avocate était mariée et son époux avait fait état jeudi soir de sa disparition.

En Espagne, 4 femmes ont été assassinées ces derniers jours. 47 femmes ont été tuées en 2018. Le premier ministre Pedro Sanchez a réagi sur les réseaux sociaux : « Nous ne permettrons pas un pas en arrière contre la violence de genre ».

Pour rappel, la lutte contre les violences sexistes est une cause nationale en Espagne. Une loi pionnière contre ce phénomène a été adoptée en 2004 à l’unanimité par le Parlement.