Emmanuel Macron veut un grand débat « sans tabou » / Crédits : Wikipedia Commons
Emmanuel Macron veut un grand débat « sans tabou » / Crédits : Wikipedia Commons

Le Grand débat était attendu, il a enfin démarré. Emmanuel Macron n’a éludé aucun sujet hier devant plus de 600 maires normands dans un marathon de six heures. Tous les sujets ont pu être traités, aucun débat n’a été fermé, voici les principales informations à retenir.

C’est dans un gymnase à Grand Bourgtheroulde que le Président de la République est « descendu dans l’arène » pour lancer ce Grand débat national. L’objectif ? Montrer aux Français qu’il est à l’écoute, que les élus sont considérés, qu’il veut renouer le dialogue et qu’il est ouvert à des aménagements. Tout cela, forcément dans le but de calmer les ardeurs des « Gilets jaunes » pour enfin retrouver le calme dans ce pays en crise.

La suppression de l’ISF, Macron l’a justifiée

S’il renoue avec l’ISF, il ne faut pas penser que « la situation d’un seul ‘gilet jaune’ s’améliorera, c’est de la pipe », a-t’il déclaré. Il a également appuyé sur le fait que la situation était déjà telle qu’elle est aujourd’hui avec l’ISF. Enfin : « en tant que candidat, je m’étais engagé. Donc il n’y a pas de surprise, il n’y a pas de tromperie. » Il n’y aura donc pas de retour en arrière. Mais peut-être à une réévaluation.

La limitation à 80mk/h va être réaménagée

Le Président souhaite faire « quelque chose qui soit mieux accepté et plus intelligent« . Il a incité les maires à faire des propositions sur le sujet et les évaluera ensuite. Cette mesure avait, elle aussi, était difficilement acceptée par les automobilistes et restée en effet bien impopulaire.

Le RIC n’aura probablement pas lieu

C’est l’une des idées la plus partagée par les Gilets jaunes : le Référendum d’initiative citoyenne. Une idée qui va à l’encontre de la démocratie parlementaire selon lui. Pour Emmanuel Macron : « Il faut de l’expression citoyenne mais il ne faut pas en avoir sur tous les sujets. » Le Président de la République s’est appuyé sur le référendum de 2005 voté puis supprimé en 2007 concernant la constitution européenne. Deux référendums qui avaient créé des « tensions » et de la « frustration ».

Ce grand débat s’est clôturé par une standing ovation de la part des 600 élus présents. Emmanuel Macron a terminé par « La République, c’est nous. »

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