Depuis le début des manifestations menées par les « Gilets Jaunes », les attaques menées à l’encontre des journalistes n’ont cessé d’augmenter. Jusqu’à passer un vrai cap ce week-end, lors de l’acte IX .

Ces images ont tourné toute la journée sur les réseaux sociaux, celles de deux journalistes de LCI, accompagnés de leurs gardes du corps, pris à parti par certains Gilets Jaunes. Agression qui poussera par ailleurs l’un des gardes du corps à l’hospitalisation, suite à une fracture du nez. Depuis le début du mouvement, les journalistes sont devenus peu à peu l’une des cibles prioritaires pour certains individus . En cause, les « fake-news » dénoncées par ces manifestants extrémistes. L’on pouvait entendre, de part et d’autre, en marges des manifestations, certains manifestants scander des « journalistes corrompus », ou encore « les journalistes ne font que mentir ». À Marseille, trois journalistes ont été empêchés de travailler. Pire, à Toulouse, une journaliste de La Dépêche, s’est retrouvée cloîtrée dans son véhicule, accablée sous les menaces et les injures. Pour les hautes autorités, la justice doit sévir.


L’heure est à la réaction désormais

Face à ces violences, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a dénoncé « l’ignoble lynchage » des journalistes de LCI et a annoncé que les agresseurs devront « rendre des comptes devant la justice ». Alexis Corbière, député de La France insoumise, a affirmé au cours de l’émission « Questions politiques », qu’il comptait « défendre la liberté de la presse ». Enfin, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, s’est inquiété de la situation et redoute que les violences ne s’aggravent. Sur Twitter, ces attaques ont suscité de vives réactions de la part d’autres journalistes. Un soutien indispensable pour poursuivre leur travail, alors que les manifestations semblent loin d’être terminées…

Théophile Arlet