L’ULTRA

Passionné, prêt à mourir pour son équipe. Parfois trop, les excès de violence et de cassage c’est souvent eux

La question de la violence dans les stades de football de l’hexagone revient comme un boomerang sur le devant de la scène. Les ultras sont souvent accusés, la plupart du temps, à tort, des maux du football français et d’encourager la violence dans les stades. Ils dérangent. Mais pourquoi ? Analyse.

C’est un fait. La France est maître dans l’art de sanctionner les groupes de supporters des clubs de Ligue 1 et Ligue 2. Ces sanctions, dirigées à l’encontre des ultras, créent un fossé entre les élites et les supporters. Fossé, qui s’agrandit d’années en années, laissant entrevoir un point de non retour. Comment en est-on arrivé jusqu’ici. Les ultras sont-ils violents comme le prétendent les instances qui les punissent, ou essaie-t-on de restreindre l’action de ces supporters, quitte à les priver de stades, dans les cas les plus extrêmes?

LA VIOLENCE DANS LE SUPPORTERISME

par SIMON, ultra de l'Olympique de Marseille

Alors pourquoi ces dirigeants veulent-ils éradiquer la mouvance ultra ? Ces groupes sont-ils réellement dangereux pour les autres supporters ? Sont-ils néfastes pour le football français ? Dans les faits, rien ne le prouve. Au contraire, dans ces groupes règne une bienveillance envers ceux qui sont extérieurs au groupe, ainsi que pour les membres du groupe. Oui, des cas de violences existent toujours, qu’ils soient physiques ou verbaux. Mais ils tendent à diminuer avec le temps. En revanche, ce qui est certain, c’est que ces groupes s’opposent fortement, via des banderoles ou des chants, aux politiques, aux dirigeants, à cette image du football moderne qui veut les priver de liberté et changer leurs habitudes.