LE RÔLE DE L’ULTRA

Les ultras forment une catégorie particulière de supporters, assistant aux compétitions sportives, dont le but est de soutenir de manière plus ou moins fanatique, leurs équipes de prédilection. Au sein d’association à but non lucratif, ils soutiennent activement leurs équipes par le biais de slogans, chants, tifos ou autres animations visuelles. Attention, il ne faut pas confondre ultra et hooligans. Le mouvement hooligan est basé sur la violence, alors que la majorité des ultras ne recherchent pas la violence. Certains la tolère ou même l’aime, mais c’est le cas d’une minorité. Surtout, les hooligans défendent une pensée politique, le plus souvent d’extrême droite. Dès lors, ceux-ci sont présents dans des manifestations, qu’elles soient sportives ou non. C’est ce qui différencie l’ultra de l’hooligan. Ces pratiques vont à l’encontre de la pensée d’un supporter ultra qui agit seulement pour le club qu’il supporte et à qui il voue une passion sans limite.

Maintenant que la distinction est faite, nous pouvons nous concentrer sur le rôle de l’«ultra». Ce n’est pas un supporter lambda. Pour Alexandre Roux, président des Indians Tolosa (groupe de supporters du TFC) être ultra « C’est déjà être une catégorie de supporter qui se différencie des autres en apportant un soutien actif à l’équipe. Personnellement, j’ai eu envie de devenir ultra parce que pendant les matchs j’ai envie de servir à quelque chose. Quand je viens au match c’est pour aider l’équipe, être un acteur du match. Je suis quelqu’un qui est convaincu que les supporters ont un rôle essentiel dans un match de foot ». L’ultra chante et anime la tribune durant les 90 minutes du match. Pour cela il utilise des chants, parfois hostiles à son adversaire mais également des tifos dans lequel celui-ci brave quelquefois l’interdiction des fumigènes. Pour les ultras «No pyro, no party», traduisez par «pas de fêtes sans fumigènes». Cela fait partie de la culture de l’ultra et ces supporters ne veulent pas la voir disparaître.

Depuis de nombreuses années désormais, la violence entre «supporters» se fait de plus en plus rare. Du moins, dans et aux abords des stades confie Alexandre Roux « Les bagarres à l’intérieur de stades ces dernières années elles se comptent sur les doigts d’une main dans toute la France », là où les mesures de sécurité lors des évènements sportifs n’ont cessé d’être repensées et rehaussées. Pourtant le président des Indians est « convaincu que sans le mouvement ultra il y aurait plus de violences. Pour les autorités c’est plus facile d’identifier un groupe que si c’était des individus séparés ». Pourtant, certains grands enjeux comme la lutte contre l’homophobie font remonter à la surface une certaine forme de violence, mais qui n’est plus obligatoirement physique.