Le football est sans conteste le sport le plus populaire et médiatisé du monde. Presque une religion dans certains pays, ce sport souffre d’une image peu reluisante en France. Source de nombreux clichés, le sport au ballon rond est souvent critiqué : c’est un sport de danseuse, les joueurs sont payés des millions pour taper dans un ballon, ou encore, les supporters sont des beaufs, idiots et violents.

Ce qui va nous intéresser, ce sont ces clichés qui persistent dans l’imaginaire collectif. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Pour grossir le trait, on peut catégoriser trois type de supporter : le beauf, l’ultra et le footix.

LE BEAUF

Individu à l’esprit étroit, peu cultivé, souvent vulgaire et sans goût

En France, le football est souvent perçu comme un sport simple, fait pour des gens simples. De ce fait, le supporter est désigné comme : bourrin, idiot, macho, raciste, chauvin, sac à bière, homophobe… Pour les gens qui tiennent en horreur ce sport injustement et excessivement mis en avant, le supporter n’aime que le foot, ne connais rien d’autre et considère le dimanche comme sacré, non pas car c’est le jour du seigneur, mais car c’est jour de foot. 

Le caricature du supporter beauf est assez connue : sudistes ou nordiste (souvent pour Marseille ou Lens) à l’accent très prononcé, il ne rate jamais un match de son club de coeur. Ce beauf a l’écusson de son équipe sur la vitre arrière de sa voiture, voire tatoué sur l’épaule. Il aime se réunir « entre copains », au stade, à la maison ou au PMU, pour boire des bières et chanter tous ensemble. Après la rencontre il débat, accoudé au comptoir, en vociférants des noms d’oiseaux. Toutefois, il est très gentil, son embonpoint et sa moustache le rendent attachant. Quand il va au stade, c’est en famille. Ne lui parlez pas de politique : « c’est tous des escrocs ».