Les consommateurs

Ils en pensent quoi ?

La dernière étape d’une course, c’est la remise en mains propres de la livraison. Pendant chaque shift (c’est le nom des créneaux horaires de travail), un livreur effectue plusieurs courses : de trois trajets pour une mauvaise soirée à plusieurs dizaines dans les moments de grande affluence. Derrière chaque porte et chaque sonnette se cache une personne qui attend sa commande avec impatience. Chaque jour, les livreurs voient défiler tout un tas de consommateurs. Ils sont nombreux mais ils ne se ressemblent pas, et leurs avis sur le métier de livreur à vélo sont eux aussi bien différents. Témoignages.

Axel, 22 ans

« Je commande souvent par flemme. J’ai déjà fais de la livraison à scooter, ça ne me plaisait pas du tout. Alors je ne préfère même pas m’imaginer être à leur place. »

Mayhé, 58 ans

« Les livreurs ont des conditions de travail particulièrement difficiles. Ils ont beaucoup de courage et je leur en suis reconnaissant quand je commande. »

Stephan, 30 ans

« Ça ne me dérangerai pas de faire ce boulot. Faire du sport et bouger toute la journée, c’est un plaisir pour moi. »

Pierre, 18 ans

« Je n’habite pas en centre-ville, donc les plateformes ne livrent pas jusqu’à chez moi. C’est dommage, j’aimerai bien pouvoir en profiter mais je n’en ai pas l’opportunité. »

Nassim, 27 ans

« Je n’aime pas le principe de me faire livrer. Quand on veut manger avec quelqu’un, on sort ensemble pour y aller. C’est une réelle sortie, c’est un plaisir. Si on ne veut pas bouger, on se fait à manger. »

Baptiste, 22 ans

« Je n’habite pas dans l’hyper-centre, donc pour moi c’est plus simple de me faire livrer. Je connais leurs conditions de travail et je trouve que c’est une situation particulièrement difficile. Après, si j’avais besoin d’argent, je le ferai. »

Jessica, 27 ans

« Je ne commande jamais sur ces plateformes. J’habite en plein centre-ville, j’ai déjà tout à côté, donc je n’en vois pas l’intérêt. Je vais directement au drive. »
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