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Après les pillages à Toulouse, les commerçants démunis face aux dégâts

De nombreux commerces ont été saccagé et pillé ©Léa Cabanié

Vitres brisées, marchandises volées et boutiques saccagées : au lendemain des violences survenues en marge des manifestations du 17 et 18 octobre, les commerçants du centre-ville de Toulouse tentent de mesurer l’ampleur des dégâts. Pour certains, au-delà des pertes matérielles, le choc est aussi humain.

Devant les commerces touchés, les traces des dégradations sont encore visibles. Des vitrines ont volé en éclats, des débris jonchent le sol et certaines devantures ont été barricadées pour sécuriser les lieux. Une dizaine de boutiques ont été pillées dans le centre-ville, notamment dans les rues Alsace-Lorraine et Saint-Rome.

Des vitrines éclatées, symbole de la violence des casseurs ©Léa Cabanié

Dans une épicerie particulièrement touchée, la gérante peine à cacher son émotion. Présente au moment des faits, elle raconte avoir assisté, impuissante, au saccage de son magasin. Nourriture, boissons, caisses : rien ne semble avoir été épargné. « C’est très dur pour moi. Si vous voyez ce qui s’est passé, c’est très dur », confie-t-elle.

Selon son témoignage, plusieurs jeunes ont emporté des marchandises avant de dégrader l’établissement. « Le magasin a totalement été saccagé. Ils ont volé les caisses, ils ont tout cassé ». La commerçante affirme avoir tenté de protéger sa boutique. Elle affirme avoir été prise à partie par les auteurs des dégradations. Face à l’ampleur des dégâts, elle ne sait pas encore comment elle pourra remettre son commerce en état.

L’inquiétude pour la suite

Au-delà des pertes financières, c’est désormais l’avenir de leur activité qui préoccupe les commerçants. Entre les réparations, le remplacement du matériel et la perte de marchandises, la reprise s’annonce difficile pour certains établissements.

« Personne ne m’aide. Je ne sais pas comment faire pour m’en sortir », témoigne la gérante de l’épicerie. Elle prévoit de prévenir la justice pour tenter d’obtenir des réponses et connaître les démarches possibles : « Je vais porter plainte, je vais voir ce qu’ils disent pour nous ».

Des petits commerces mais aussi des grandes enseignes attaquées ©Léa Cabanié

Après les violences du week-end, l’heure est désormais au nettoyage et à la sécurisation des boutiques. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré ce lundi que tout serait fait pour faciliter les démarches des commerçants et leur remise en état, autant que nécessaire.

Pour ces professionnels, il reste maintenant à évaluer les pertes et à envisager la reconstruction. Avec une question qui demeure : comment retrouver une activité normale après avoir vu son commerce détruit ?

Lola BERDOS