À l’approche des élections municipales, la question de l’insécurité à Aucamville suscite des avis contrastés parmi les habitants. Si certains commerçants pointent une augmentation de la délinquance, d’autres résidents affirment ne pas ressentir de dégradation particulière du climat de sécurité dans la commune.
Une légère hausse des actes de délinquance
Selon les dernières statistiques disponibles, Aucamville a enregistré 523 crimes et délits en 2024, soit une hausse de 6,49 % sur un an. Cette augmentation concerne principalement les coups et blessures volontaires, qui ont connu une forte progression ces dernières années.
Évolution du nombre d’actes d’insécurité à Aucamville (2016–2023)
Source des données : ChacunSonLieu.fr – Sécurité & criminalité à Aucamville (31140)
Les vols et cambriolages restent les infractions les plus fréquentes, représentant plus de la moitié des délits constatés. Toutefois, sur le long terme, ce type de délit est en baisse de près de 25 % depuis 2016.
Un commerçant témoigne
Le témoignage de ce commerçant du centre-ville reflète un sentiment partagé par une partie des Aucamvillois, notamment ceux dont les commerces ou habitations se situent dans les zones les plus fréquentées.
Des habitants qui relativisent
Pourtant, tous les résidents ne partagent pas ce constat. Marie, habitante de l’avenue du Parc depuis huit ans, affirme ne pas avoir ressenti de hausse de l’insécurité. « Je me promène régulièrement le soir avec mon chien, et je n’ai jamais eu le moindre problème », confie-t-elle. « Bien sûr, comme partout, il faut rester vigilant, mais je ne me sens pas en danger à Aucamville. »
Cette mère de deux enfants nuance le discours sur la dégradation de la sécurité. « Il y a peut-être plus d’incivilités qu’avant, des dépôts sauvages ou du stationnement gênant, mais de là à parler d’insécurité, il y a un pas que je ne franchirai pas », poursuit-elle. « Mon mari rentre tard le soir du travail, et il n’a jamais eu de souci non plus. Je pense qu’on dramatise un peu la situation. »
Un sujet pour la campagne
Cette différence de perception entre commerçants et résidents pourrait alimenter les débats de la campagne municipale. Pour l’instant, aucune candidature n’a été officiellement déposée, mais la question reste de savoir si ce sujet de l’insécurité figurera parmi les priorités du programme électoral.
Reste à voir si les attentes sécuritaires de certains habitants et commerçants trouveront écho dans les propositions qui seront présentées, ou si d’autres enjeux comme le stationnement et l’urbanisation domineront la campagne. Le 15 mars prochain, les électeurs se prononceront sur le projet qui leur sera soumis.


