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À Verfeil, le manque d’accessibilité piétons inquiète les habitants à la veille des municipales

En bas de l'Eglise de Verfeil, aucun espace pour piéton n'est aménagé pour circuler en sécurité

Entre la zone artisanale de Piossane, les terrains de football et le centre‑bourg, les piétons et cyclistes doivent souvent se partager la route avec les voitures. À l’approche des municipales 2026, le manque d’infrastructures sécurisées pour la marche et le vélo devient un sujet de débat dans la commune.

À Verfeil, relier la zone artisanale de Piossane aux terrains de football puis au centre‑bourg, c’est souvent marcher sur le bas‑côté ou partager la chaussée avec les voitures. 

Si la commune compte plusieurs axes de circulation fréquentés (notamment autour de la déchetterie et de la zone artisanale), très peu de tronçons sont équipés de trottoirs ou de voies dédiées aux déplacements doux. 

Les parents qui accompagnent leurs enfants aux entraînements de foot, les joggeurs ou les personnes âgées se retrouvent ainsi exposés à la circulation, parfois sans éclairage ni signalisation adaptée.

Les usagers pointent en particulier le trajet entre la zone Piossane et le groupe scolaire Le Figuier, ainsi que les accès aux terrains sportifs, où la continuité piétonne est quasi inexistante. Sur certains tronçons, la présence de gravillons, de terre ou de végétation envahissante oblige les piétons à descendre sur la chaussée, ce qui accroît le risque d’accident, surtout aux heures de pointe ou par mauvaise visibilité.

Un projet de voies douces en chantier

Depuis plusieurs mois, la Communauté de communes des Coteaux du Girou (C3G) travaille sur un projet d’aménagement de voies douces dans le quartier Piossane, entre la gendarmerie et le groupe scolaire Le Figuier. Un appel d’offres a été lancé en 2025, avec un calendrier de travaux prévus sur l’année 2026, financés principalement par l’intercommunalité. La commune de Verfeil prend en charge uniquement la portion située sur la route de Saint‑Pierre, en direction du groupe scolaire.

Ces travaux visent à créer un itinéraire sécurisé pour les piétons et les cyclistes, en particulier pour les enfants qui se rendent à l’école ou aux activités sportives. L’objectif affiché est de réduire les conflits avec la voiture et de favoriser les déplacements à pied et à vélo, en lien avec les politiques locales de mobilité douce soutenues par des financements régionaux et nationaux.

Les candidats et la mobilité douce

Sur le terrain des municipales 2026, le sujet des trottoirs et de la mobilité douce est abordé de manière différenciée par les listes en présence. La liste sortante, menée par Patrick Plicque, met en avant la poursuite des projets d’intercommunalité, notamment l’aménagement des voies douces autour de Piossane et du groupe scolaire, tout en insistant sur la nécessité de sécuriser les abords des équipements sportifs.

Selon la liste, “Unis pour Verfeil” ce problème a été pointé du doigt par les habitants “Nous savons que le carrefour de la gendarmerie, notamment, est accidentogène malgré la mise en place de feux tricolores. Nous réfléchissons avec l’équipe pour mettre en place un rond-point  comme demandé par les pompiers pour accéder à la nouvelle caserne, dotée de trottoirs pour les jeunes qui sortent du bus à cet endroit” annonce Rose-Marie Martinez, sur la liste de Jean-Christophe Lapasse. 

“Verfeil Pour Tous”, qui s’articule autour de Daniel Vitorino, insiste davantage sur la nécessité de réfléchir à un plan global de mobilité douce à l’échelle de la commune, avec des trottoirs continus, des passages piétons sécurisés et des liaisons entre les quartiers et le centre‑bourg. “Pour nous il ne faut pas qu’il y ait une séparation entre le bas et le haut, au-delà des mobilités, nous devons agir contre une division du village avec l’arrivée du groupe scolaire le Figuier. Nous travaillons sur un moyen de rassembler tout le monde.” 

Certaines propositions évoquent aussi la création de zones 30 km/h autour des écoles et des terrains de sport, ainsi que des aménagements de stationnement pour vélos, en s’appuyant sur les dispositifs de soutien à la mobilité active (Fonds mobilités actives, ADEME, etc.).

Pour l’instant, peu de programmes détaillent des calendriers précis pour la création de trottoirs entre Piossane, les terrains de football et le centre‑bourg, mais le thème de la sécurité des déplacements doux revient régulièrement dans les réunions publiques et les tracts.