À quelques semaines des élections municipales, les Aucamvillois expriment leurs attentes pour les six prochaines années. Si plusieurs sujets préoccupent les habitants, c’est bien la question du stationnement qui cristallise le plus de mécontentements.
Un problème qui s’aggrave
Avec près de 9 245 habitants et une densité de plus de 2 100 habitants au kilomètre carré, Aucamville fait face à une pression croissante sur son espace public. La multiplication des immeubles et l’arrivée constante de nouveaux résidents ont considérablement accru les besoins en stationnement. Dans le centre-ville, les places se font rares, notamment aux heures de pointe et les jours de marché.
Cette situation devient particulièrement tendue depuis la mise en place de nouvelles liaisons de transports en commun reliant Aucamville à Toulouse. Une initiative pourtant saluée pour ses bénéfices environnementaux, mais qui transforme la commune en parking relais sauvage. Consultez la carte des parkings disponibles à Aucamville.
« Les gens ne savent pas où se garer »
Brigitte Marin, commerçante depuis quinze ans à Aucamville où elle tient une boutique de vêtements rue Jean-Jaurès, observe quotidiennement les difficultés. « Depuis que les transports ont été mis en place pour relier Aucamville à Toulouse, c’est devenu l’anarchie », confie-t-elle. « Les gens viennent de partout, même des communes voisines, pour se garer ici et prendre le bus ou le métro. Ils ne savent pas où se garer, alors ils se mettent n’importe où. »
Les automobilistes cherchent une place gratuite pour laisser leur véhicule toute la journée avant de rejoindre la métropole toulousaine. « Mes clients me le disent régulièrement : ils font trois fois le tour du pâté de maisons avant de trouver une place, et parfois ils renoncent tout simplement à venir », poursuit la commerçante. « C’est un vrai problème pour le commerce local. On perd du chiffre d’affaires à cause de ça. »
Des attentes fortes pour les municipales
Les abords des stations de transport en commun concentrent particulièrement les tensions. Si la mairie a bien aménagé quelques places de parking dédiées, leur nombre semble largement insuffisant. Résultat : les rues adjacentes sont saturées dès les premières heures de la matinée.
« On comprend bien que la commune veut encourager les transports en commun, c’est une bonne chose pour l’environnement », reconnaît Brigitte Marin. « Mais il faut accompagner ça avec des vraies solutions de stationnement. On ne peut pas juste dire aux gens de prendre le bus sans leur donner un endroit où laisser leur voiture. »
Les habitants attendent du changement avec la création de parkings relais, le développement de places de stationnement réglementées, ou encore la mise en place d’un système de contrôle plus strict. « J’espère vraiment que les candidats vont prendre ce sujet au sérieux », insiste la commerçante. « Ce n’est pas juste une question de confort, c’est une question de vivre-ensemble et d’économie locale. »


