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À Ramonville, les habitants partagent leurs attentes à un mois des municipales

Le taux de participation a atteint 43,88 % à Ramonville-Saint-Agne en 2020, un niveau légèrement supérieur à la moyenne nationale, qui s’établissait à 41,86 %.

À un mois des élections municipales du 15 mars 2026, la campagne commence doucement à Ramonville-Saint-Agne. Par un mardi ensoleillé, plusieurs habitants partagent leurs attentes et leurs ressentis sur l’avenir de la commune.

Jean-Jacques Pêche, 62 ans, retraité et ancien employé de la mairie, se dit globalement satisfait. Installé à Ramonville depuis toujours, il n’exprime pas de grandes attentes.
« Moi personnellement, je n’en ai pas trop. Ça me va comme c’est », explique-t-il. Il souhaite avant tout que le maire sortant se représente et soit réélu, par souci de « stabilité et de continuité ».
Pour lui, le changement n’est nécessaire que lorsque la situation se dégrade : « Tant que ça va bien, il faut changer quand ça va mal. »
S’il devait proposer une amélioration, ce serait du côté des loisirs, notamment avec le souhait de déplacer le club de pétanque dans un espace plus adapté pour organiser concours et championnats.

À l’opposé, Silas Inch, 22 ans, régisseur son et lumière dans le spectacle, se sent plus concerné par les enjeux culturels. Il avoue ne pas toujours s’intéresser à la politique locale, mais ses priorités sont claires.
« Ça s’axe pas mal sur la culture, car je travaille là-dedans. Je n’ai pas envie que ce monde-là disparaisse. »
Conscient des difficultés financières du secteur, il reconnaît avoir douté de son avenir professionnel, mais affirme vouloir s’engager et « se battre », notamment à travers son travail et ses échanges avec ses proches.

« Si les gens ne se parlent pas, ce n’est plus une société. »

Fabien, 39 ans, ingénieur, installé à Ramonville depuis cinq ans, regrette la division politique actuelle.
« Il y a deux listes de gauche et une de droite. Ce serait peut-être bien que les listes de gauche s’entendent. »
Il appelle à davantage de renouvellement, tout en conservant une dynamique collective. Ses priorités sont l’écologie et le vivre-ensemble. Il cite notamment un projet de végétalisation d’un grand parking encore en attente et le manque de liens entre les différentes générations de la commune.
« Si les gens ne se parlent pas, ce n’est plus une société. »

Françoise, 85 ans, habitante de Ramonville depuis 1969 et ancienne conseillère municipale, se montre plus critique.
Si elle reconnaît que « quelques petites choses ont été faites », elle estime que la commune arrive à « une période charnière » et souhaiterait un changement après plusieurs mandats du même maire.
« Il avait trois mandats pour semer l’avenir, il n’a pas semé grand-chose », glisse-t-elle.

D’autres habitants se montrent plus détachés. Michel, 81 ans, retraité, parle d’un « statu quo » et préfère attendre l’après-élection pour juger.
« Au début, ils font toujours plein de promesses, on ne comprend pas toujours tout, mais après… À Ramonville, ça se passe plutôt bien. C’est une ville où il fait bon vivre, notamment grâce au canal du Midi. »

Enfin, Arthur Gérard, fonctionnaire et travaille à la médiathèque de Ramonville, d’une trentaine d’années, rappelle son devoir de neutralité. Il observe la période électorale sans inquiétude particulière.
« En tant qu’employé, je fais juste mon travail, et puis c’est tout. »

À Ramonville, à un mois des élections municipales, les avis divergent, sans qu’une très grande inquiétude ne se fasse sentir.