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[Municipales 2026] Launaguet : fin de l’ère Michel Rougé, trois listes s’affrontent

Mairie de Launaguet ©mairie-launaguet.fr

Alors que Michel Rougé, maire socialiste depuis 2014, ne sollicitera pas de nouveau mandat, la commune de Launaguet s’apprête à tourner une page de son histoire politique lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Trois listes sont en lice pour lui succéder, parmi lesquelles celle de Marie-Claude Farcy pour le Parti socialiste et le retour de Georges Deneuville, battu en 2020 face au maire sortant.

C’est une page qui se tourne à Launaguet. Après douze ans à la tête de la mairie, Michel Rougé a annoncé qu’il ne se présenterait pas pour un troisième mandat. Élu une première fois en 2014 avec 52,86 % des voix, l’ancien professeur des écoles avait écrasé le scrutin de 2020 avec 70,01 % des suffrages dès le premier tour, reléguant son adversaire, Georges Deneuville à 29,98 %. À 73 ans, le maire sortant, également président de la commission Aménagement et politique foncière de Toulouse Métropole, a choisi de passer la main.

Le scrutin des 15 et 22 mars 2026 s’annonce donc plus ouvert qu’en 2020, dans un contexte de très faible participation (37,66 %, en pleine crise du Covid-19). Trois listes sont en présence, représentant trois sensibilités politiques distinctes : la gauche socialiste, la droite locale et l’écologie politique.

Assurer la continuité socialiste

Pour succéder à Michel Rougé, le Parti socialiste mise sur Marie-Claude Farcy, 64 ans. Actuellement quatrième adjointe au maire et conseillère départementale de la Haute-Garonne (canton Toulouse-8), elle n’est pas une inconnue dans le paysage politique local. Déléguée à l’Égalité Femme-Homme et présidente de la commission Égalités – Lutte contre les discriminations au Conseil départemental, elle cumule également les fonctions de secrétaire fédérale du PS31 (Parti Socialiste 31) et de secrétaire générale de la fondation Le Refuge.

Sa liste « S’engager pour Launaguet » s’inscrit dans la continuité de l’action municipale socialiste menée depuis 2014, tout en proposant un nouveau visage à la tête de l’exécutif. Son expérience institutionnelle et associative pourrait peser dans une commune où le PS est aux commandes depuis plus d’une décennie.

La droite locale retente sa chance

Face à elle, Georges Deneuville revient dans l’arène pour une troisième tentative. Le candidat de 62 ans, battu en 2020 avec 29,98 % des voix, n’a pas renoncé à ses ambitions municipales. Depuis quatre ans, il siège dans l’opposition aux côtés de trois autres élus de sa liste « Place au changement pour une vraie ville », décrochant 4 sièges au conseil municipal sur 29.

Cette fois, il se présente sous l’étiquette « Unis pour Launaguet ». Le défi reste de taille : en 2014, il avait déjà obtenu 26,36 % des suffrages face à Michel Rougé, avant de stagner autour de 30 % en 2020. Dans une commune ancrée à gauche depuis 2014, il devra aller chercher des voix au-delà de sa base habituelle.

Les écologistes veulent peser dans le scrutin

La campagne comptera également une troisième force : Patrice Renard, conseiller municipal sortant et co-secrétaire du groupe local 31 Nord des Écologistes, conduit la liste « Launaguet Nature et Citoyenne ». Sa candidature introduit une dimension environnementale et participative dans le débat électoral.

Cette liste pourrait capter une partie de l’électorat sensible aux enjeux de transition écologique, thématiques de plus en plus prégnantes à l’approche de 2026. Le scrutin se jouera à trois dans cette ville de 9 300 habitants, dont la population a bondi de 26,09 % entre 2011 et 2022.

Des enjeux locaux multiples

Les questions ne manquent pas pour les futures équipes municipales : aménagement urbain dans une commune en expansion, préservation de l’environnement et des espaces verts, qualité des services publics de proximité, mobilités douces dans l’agglomération toulousaine, ou encore attractivité du centre-ville.

Après une abstention record de 62,34 % en 2020, la participation sera un enjeu majeur. Le 15 mars, les électeurs choisiront entre le maintien de la gauche au pouvoir, une bascule à droite ou l’émergence d’une force écologiste.