Rechercher

Municipales 2026 à Ramonville : pour l’instant trois listes en lice, une gauche toujours fracturée

Selon l’Insee, la Haute-Garonne affiche le taux de participation aux élections municipales le plus faible de toute l’Occitanie.

À un mois du premier tour des élections municipales, prévu le 15 mars 2026 (second tour le 22 mars), la campagne ramonvilloise entre dans une phase décisive. Les rapports de force se précisent, les stratégies s’affirment et, à gauche, les divisions rebattent les cartes d’un scrutin qui s’annonce plus ouvert qu’il n’y paraît.

Un paysage électoral marqué par l’héritage de 2020

Il y a six ans, lors des élections municipales de 2020, le paysage politique de Ramonville-Saint-Agne s’était déjà révélé fragmenté. Au premier tour, Christophe Lubac, candidat Divers gauche, avait viré en tête avec 32,45 % des suffrages, devant Sylvie Brot (28,21 %) et Henri Arevalo, représentant d’Europe Écologie-Les Verts, avec 22,93 %.

Le second tour, organisé le 28 juin 2020, avait confirmé cette configuration serrée. Christophe Lubac s’était finalement imposé avec 35,53 % des voix, devançant de peu Sylvie Brot (33,02 %), tandis qu’Henri Arevalo réalisait une forte progression avec 31,45 %. Un résultat qui avait déjà mis en lumière l’équilibre fragile des forces politiques locales et le poids électoral de l’écologie à Ramonville.

Depuis, le contexte a évolué. Les équilibres internes à la gauche, et en particulier au sein du courant écologiste, ont connu des transformations notables, pesant aujourd’hui sur la dynamique de la campagne 2026.

Une triangulaire assumée et une gauche divisée

À ce stade, trois listes structurent clairement le paysage électoral, dessinant une campagne marquée par un duel politique et une gauche divisée.

Le maire sortant Christophe Lubac se représente avec la liste « Ramonville pour Tous » (LDVG), fort de son bilan et de son ancrage local. Face à lui, Sylvie Brot, cheffe de l’opposition municipale, conduit la liste « Ramonville et Vous – LUC ». Se revendiquant indépendante des partis, elle axe sa campagne sur les questions de sécurité, de gestion financière, de proximité avec les quartiers et sur une volonté affichée de changement dans la gouvernance municipale.

Mais l’un des faits marquants de cette fin de pré-campagne reste l’échec de l’union entre la gauche et les écologistes. Estimant que les conditions d’un rassemblement n’étaient pas réunies, ces derniers ont choisi de faire cavalier seul. La liste « Ramonville Écologie » (LDVG) défend un projet de renouvellement politique jugé plus ambitieux sur le plan environnemental et se distingue par une gouvernance inédite, incarnée par un binôme femme-homme à la tête de la liste, symbole de travail partagé et d’égalité.

Cette décision constitue l’un des derniers rebondissements majeurs de la campagne. Elle installe une triangulaire assumée dès le premier tour et recompose les équilibres à gauche, à quelques semaines seulement de la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 26 février 2026.