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Municipales 2026 : à Colomiers, une campagne ouverte entre quatre listes

Dans la deuxième ville de Haute-Garonne, la campagne des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 s’ouvre sur un paysage politique fragmenté. Quatre listes se disputent la succession de la majorité sortante dans une commune de près de 41 000 habitants, longtemps ancrée à gauche et devenue, au fil des années, un territoire stratégique de l’ouest toulousain.

La maire socialiste sortante, Karine Traval-Michelet, brigue un nouveau mandat à la tête de la liste Esprit Colomiers. Forte de deux mandats, elle met en avant la continuité de son action municipale, centrée sur l’urbanisme et le cadre de vie. Son programme prévoit la poursuite de la construction de logements et la rénovation, avec un accent marqué sur les mobilités. La finalisation annoncée de la ligne C du métro, avec deux stations à Colomiers, un projet suivi par l’élue depuis 2014, constitue l’un des marqueurs de cette campagne, tout comme le déploiement de vélos en libre-service à partir de septembre 2026

L’union de la gauche

La dynamique de la majorité sortante est renforcée par le ralliement de Patrick Jimena, figure écologiste de l’opposition municipale depuis quatorze ans. Longtemps candidat autonome, il a choisi de rejoindre Esprit Colomiers, apportant à la liste une coloration écologiste assumée tout en contribuant à resserrer les rangs à gauche. À la gauche de la majorité municipale, la liste Vox Pop ! animée par François Lépineux et Samira Alaoui, et soutenue par La France insoumise (LFI) et le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), place le pouvoir d’achat au cœur de son discours. Ses représentants soulignent les fragilités sociales de la commune, affirmant qu’un jeune sur cinq vivrait sous le seuil de pauvreté à Colomiers.    

Des oppositions en quête d’espace

Face à cette gauche désormais structurée, les autres listes d’opposition cherchent à se frayer un chemin. Avec Ambitions Colomiers, l’élu municipal Thomas Lamy se présente comme le porte-voix d’un collectif citoyen se revendiquant sans étiquette. Il met en avant une démarche locale, centrée notamment sur les enjeux de tranquillité publique et récuse toute affiliation partisane, qu’elle soit à droite ou du côté de la majorité présidentielle. Enfin, la liste Colomiers à cœur, conduite par l’élue Élodie Hobet, se positionne sur une ligne progressiste axée sur la solidarité et la transition écologique. Revendiquant une démarche de proximité, elle cherche à se distinguer à la fois de la majorité sortante et des autres oppositions, en misant sur l’implication citoyenne.

Dans ce contexte, le scrutin columérin s’annonce disputé, même si la maire sortante part avec l’avantage d’un ancrage historique. L’enjeu, pour chacune des quatre listes, sera de se distinguer clairement dans un paysage déjà dense.