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Montaigut-sur-Save : les défis d’un commerce de village

Hélène (à droite) et les nouveaux gérants du tabac de Montaigut-Sur-Save. © Clarence Dubois

Installé depuis plus de 23 ans à Montaigut-sur-Save, le tabac accueille environ 200 clients par jour. Pour Hélène, la gérante, une chose est certaine : dans un petit village, il est impossible de s’en sortir en vendant uniquement du tabac.

Le tabac de Montaigut-Sur-Save bénéficie d’un emplacement stratégique. « On est un petit village, mais on est quand même rattaché à Saint-Paul. Donc ça fait à peu près 3 000 habitants. En plus on est sur une route très passante, qui draine donc tous les petits villages alentours », explique Hélène, gérante de l’établissement. Ce flux constant de passage compense en partie les difficultés du secteur.

Car les défis sont nombreux. « Le plus dur, c’est les hausses de prix du tabac et le fait que les gens aillent en Espagne pour en acheter. C’est ce qui nous pénalise le plus. Il y a pas mal de contrebande aussi », déplore la commerçante. À cela s’ajoute un problème de stationnement. Située sur un axe de passage, Montaigut-sur-Save fait le lien entre l’agglomération toulousaine et les petits villages alentours : « Ça serait mieux qu’il y ait plus de parking pour que les gens puissent se garer, sinon ils ne font que passer. »

Élargir l’offre pour tenir

Face à ces contraintes, Hélène est catégorique : « Il faut avoir des produits annexes » pour survivre. Mais au-delà de l’aspect économique, cette diversification apporte aussi une satisfaction professionnelle. « C’est aussi parce qu’il n’y a aucun intérêt à vendre que du tabac. Quand on vend un alcool ou un cadeau, la personne repart contente et on a un retour positif. C’est beaucoup plus enrichissant. »
Avec environ 200 clients par jour, en comptant les colis, le commerce tourne. Hélène et son mari ont d’ailleurs décidé de vendre l’établissement après toutes ces années d’activité.