Rechercher

Toulouse épargnée par la vague de froid : pourquoi la Ville rose reste « au chaud »

Pendant que le nord grelotte, le thermomètre reste clément à Toulouse. ©Pixabay

Alors qu’un épisode de froid polaire menace une large moitié nord de la France début février, Toulouse affiche une douceur presque printanière. Températures positives, absence de neige annoncée et gelées limitées : une situation qui s’explique par une géographie climatique singulière, régulièrement favorable au Sud-Ouest.

Pendant que le nord et l’est de la France se préparent à affronter une vague de froid intense, Toulouse semble une nouvelle fois passer entre les mailles du filet hivernal. Ce vendredi 30 janvier, la Ville rose se réveille sous 9 °C, avec des maximales attendues autour de 15 °C. Des valeurs largement au-dessus des normales de saison, et surtout sans commune mesure avec les températures négatives évoquées pour Paris et plusieurs régions septentrionales.

Cette relative clémence n’a rien d’exceptionnel pour la capitale occitane. Elle s’explique par une configuration géographique particulièrement favorable. Située au carrefour de plusieurs influences climatiques, Toulouse bénéficie à la fois de la douceur océanique venue de l’Atlantique, d’une influence méditerranéenne plus ponctuelle, et d’un climat continental atténué lorsque les vents restent faibles. Un équilibre qui limite les excès, notamment lors des épisodes hivernaux.

La vague de froid annoncée entre le 2 et le 8 février repose sur un schéma atmosphérique bien connu : un anticyclone positionné sur la Scandinavie, bloquant les perturbations atlantiques et laissant s’engouffrer un air continental froid et sec sur la France, selon Météo France. Mais cette mécanique concerne surtout le nord et l’est du pays. Le Sud-Ouest, lui, reste en marge.

Graphique Températures France – 30 janvier 2026

📊 Températures en France par ville

30 janvier 2026 – Températures maximales prévues
Source : Météo-France [web:19][web:56] • Données au 30/01/2026 14h CET

Deux éléments jouent un rôle clé : la barrière naturelle des Pyrénées, qui freine les descentes d’air glacial venues du nord-est, et la proximité de l’océan Atlantique, qui continue d’injecter un air plus doux sur la région toulousaine. Selon Météo-France, les températures devraient ainsi rester globalement au-dessus des normales de saison dans le Sud-Ouest, oscillant entre 3 °C et 11 °C à Toulouse.

Un scénario déjà observé, sans alerte majeure

Le contraste était déjà visible début janvier. Alors qu’une large partie du pays connaissait un épisode de grand froid marqué, avec des températures descendant jusqu’à -12,5 °C dans le Lot et de nombreux départements placés en vigilance, la Haute-Garonne avait été relativement épargnée. Un scénario récurrent dans l’histoire climatique du bassin toulousain, moins exposé que le nord ou l’est lors des grandes vagues de froid.

Les grandes références hivernales – 1956, 1985 ou encore 2012 – confirment cette tendance : si le froid peut s’installer à Toulouse, son intensité reste généralement plus modérée que dans d’autres régions. Les prévisionnistes appellent toutefois à la prudence. La période du 2 au 8 février reste « sous surveillance », avec la possibilité de gelées matinales ou de brouillards givrants.

Mais à ce stade, aucun scénario de blocage hivernal durable n’est envisagé pour la Ville rose. Les températures devraient rester proches des normales, voire légèrement supérieures. Pendant que d’autres régions se préparent à des conditions difficiles, Toulouse confirme une fois de plus sa singularité climatique : ici, même quand l’hiver frappe ailleurs, la géographie continue de faire barrage au grand froid.