Créée pendant le Covid, l’association les Pot’âgés réunit aujourd’hui cinq familles autour d’un potager collectif à Montaigut. Un projet fondé sur le partage, la convivialité et l’entraide.
À Montaigut-sur-Save, on partage, la terre, les récoltes et le temps. Née pendant la pandémie du Covid-19, l’association Les Pot’âgés rassemble aujourd’hui cinq familles autour d’un jardin collectif et d’un petit poulailler. Un projet fondé sur le partage, la convivialité et l’entraide.
Chacun son rythme
À l’origine du projet, Anne-Laure et Fred, propriétaires d’un terrain à Montaigut. L’idée d’un potager collectif prend forme et l’association se crée avec des voisins, avant de s’ouvrir plus largement. La région aide alors à financer une partie des aménagements. Les membres peuvent rester ou partir librement, selon leurs disponibilités et leurs envies.
Pas de président ni de bureau au sein de l’association. « Il n’y a pas de poste déterminé pour qui que ce soit », précise Cécile Perrod, 49 ans, membre des Pot’âgés. Le fonctionnement est entièrement collégial. Les tâches sont partagées grâce à un tableau de suivi installé sur le terrain. Entretien, plantations ou débroussaillage : chacun s’inscrit selon ses possibilités. « Chacun vient selon son propre rythme », résume-t-elle.
Poules, potager et partage des récoltes
Le jardin abrite également un poulailler. Treize poules et trois coqs y vivent actuellement. Chaque famille passe à tour de rôle pour s’en occuper. « On essaye de passer au moins une fois par semaine pour vérifier qu’il ne manque rien et ramasser les œufs », explique Cécile Perrod.
Les récoltes, elles, sont entièrement partagées. « Chacun plante ce qu’il veut, quand il veut, et on partage la récolte. » En hiver, le potager tourne aux légumes de saisons : poireaux, oignons, épinards ou betteraves occupent les parcelles.
« Tout le monde n’est pas spécialiste des carottes ou des navets »
L’association rassemble essentiellement des familles avec enfants, âgés de cinq à seize ans. Le potager devient un lieu d’apprentissage. « Ça permet aux enfants de découvrir, et puis on s’échange des conseils. Tout le monde n’est pas spécialiste des carottes, des poireaux ou des navets. »Pour certains membres vivant en appartement, le jardin représente aussi une opportunité rare. « Faire pousser des légumes sur un balcon, c’est possible, mais ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. Ici, quand je suis moins disponible, d’autres ramassent pour que ça ne dépérisse pas », confie Cécile Perrod.
Des sangliers mais pas de renards
Sur place, le terrain n’est pas clôturé, un choix assumé par les propriétaires. Résultats : sangliers et cervidés traversent parfois le potager et servent au passage. « Ils prennent un peu de nos salades et de nos choux », constate Cécile Perrod. Côté poulailler, aucune attaque de renard ni maladie n’a été recensée. Deux poules ont toutefois été perdues lors des fortes chaleurs de l’été dernier.
Aujourd’hui, d’autres projets sont en réflexion : structures pour cultures en hauteur, création d’ombre pour l’été ou encore l’aménagement d’une mare. « On avance au fil de l’eau ». L’association souhaite également s’agrandir. « On ne serait pas contre deux ou trois paires de bras supplémentaires. Plus on est nombreux, plus le jardin avancera. »
🌱 Pour rejoindre Les Pot’âgés
Les habitants intéressés peuvent contacter l’association par mail. Une visite du jardin est alors proposée.
« Il y aura toujours quelqu’un pour accueillir les nouveaux, même si on n’est pas tous disponibles en même temps. »
Une cotisation permet de financer les graines, les plants et l’alimentation des poules.
« L’an dernier, j’ai payé 50 euros. Cette année, chacun contribue à hauteur de ses moyens et du temps qu’il passe. »


