Rechercher

[Vidéo] Lévignac, un village façonné par les siècles

Eglise Saint-Maur de Lévignac. /Crédit : Lucie Jodot

Derrière ses ruelles tranquilles, Lévignac dévoile une histoire marquée par les seigneuries, la religion et la Révolution. Un patrimoine riche, raconté par José Fernandez, historien amateur passionné.

Cet après-midi du mardi 27 janvier, l’équipe de la rédaction du 24 heures a rencontré José Fernandez, retraité et historien amateur, et avec lui, a découvert l’histoire de la commune de Lévignac. « Lévignac remonte à l’époque romaine », affirme le passionné. Selon lui, un certain Livinus aurait fondé les premières terres dans la forêt de Bouconne. Après l’Antiquité, les premiers chrétiens s’installent, cultivent les terres et structurent peu à peu le territoire.

Dame Tiburge, symbole d’une époque

C’est au Moyen Âge, autour des XIIIᵉ et XIVᵉ siècles, que le village prend véritablement forme, sous l’influence du comté de l’Isle-Jourdain. Les paysans se regroupent autour d’un château fortifié : Lévignac devient une bastide.

Figure centrale de l’histoire locale, Dame Tiburge reçoit la seigneurie de Lévignac par don de l’évêque Bertrand de Toulouse. À sa mort, elle fonde le couvent des Clarisses. « C’est le berceau de la seigneurie », souligne José Fernandez. Le couvent joue longtemps un rôle économique majeur, accueillant des dames nobles de la région. Mais vers 1750, Louis XV ordonne sa fermeture. « Il y a eu un grand soulèvement, car le couvent faisait vivre le village », explique l’historien. Il est finalement remplacé par une maison d’éducation pour jeunes filles.

Ancien couvent des Clarisses de Lévignac. /Crédit : Lucie Jodot

Révolution française

En 1789, la Révolution met un terme à cette organisation. La maison d’éducation est fermée, la paroisse et le château vendus à des particuliers. Il faudra attendre la mort du dernier descendant pour que la mairie rachète l’ensemble.

Construite au XIIᵉ siècle, l’église de Saint-Maur, dédiée à la Vierge Marie, a connu de nombreuses transformations. « Sous l’allée centrale, on a découvert un squelette en armure, un chevalier blond. Finalement, pour s’éviter des problèmes, tout a été refermé. Le mystère reste entier », raconte José Fernandez. À la Révolution, les cloches sont fondues pour fabriquer des canons.

Les du Barry, de Lévignac à Versailles

Lévignac est aussi lié à la famille du Barry. Jean-Baptiste du Barry, dit « le Roué », permet à Jeanne du Barry de devenir la dernière favorite officielle de Louis XV. « Elle s’est battue toute sa vie pour sortir de sa condition. Je l’admire pour ça », affirme José Fernandez. « C’était une amoureuse des arts et des lettres et la pauvre a fini guillotinée. »

Maison du Barry, inscrite aux Monuments Historiques. /Crédit : Clémence Roux

En échange de cette union avec le roi, la famille du Barry reçoit une immense fortune. « Avec cet argent, il fait construire une demeure ici », précise l’historien. Une trace aristocratique durable dans le paysage lévignacais.

🏛️ Plongée dans le patrimoine de Montaigut-sur-Save

Pour découvrir l’histoire du patrimoine de Montaigut-sur-Save, rendez-vous jeudi 29 janvier à 13 heures en direct sur notre chaîne Twitch.

▶️ Rejoindre le live Twitch