Pour 2026, les finances des petites communes comme Montaigut‑sur‑Save vont rester sous pression. Les habitants risquent surtout de le sentir sur le rythme des nouveaux projets et l’entretien du quotidien.
En 2026, l’aide principale de l’État aux communes (la DGF) reste globalement stable pour beaucoup de villes et de villages, ce qui évite une chute brutale de leurs recettes de fonctionnement. Mais l’État demande en parallèle un effort important aux collectivités : plusieurs milliards d’euros d’économies sont prévus, ce qui pèse sur les marges de manœuvre locales.
Les communes doivent limiter la hausse de leurs dépenses courantes, à un niveau plus bas que l’inflation, ce qui les force à faire des choix plus serrés dans leurs services et projets. Le projet de loi de finances pour 2026 impose aux collectivités locales un effort estimé à 4,6 milliards d’euros par le gouvernement, voire jusqu’à 8 milliards d’euros selon le Comité des finances locales. En Occitanie, notamment en Haute-Garonne, les chambres régionales des comptes signalent que la situation financière se dégrade : les collectivités dégagent moins d’épargne et doivent davantage s’endetter.
Montaigut-sur-Save dans cette équation
Cette commune de Haute-Garonne compte surtout sur les dotations de l’État, les impôts locaux (foncier bâti et non bâti) et les taxes d’urbanisme pour boucler ses comptes. Face aux contraintes nationales, le maire défend une gestion mesurée, refusant les hausses brutales d’impôts vues ailleurs, comme à Toulouse Métropole (+30% en deux ans).
François Codine, Maire de la commune affirme que l’inflation s’est ressentie tout au long de son mandat. “Il y a le coût de l’électricité qui a énormément augmenté, le coût des matières premières de la cantine, le coût du personnel revalorisé.” Un projet fard se dégageait de tous les autres de son mandat, celui de la nouvelle école à hauteur de 6.9 millions d’euros hors taxe. Un coût conséquent pour la commune dont le budget annuel s’élève à 1.5 millions chaque année.
Aider par les subventions de l’Etat, la Région et le Département, il faut absorber le coût de cet investissement. “On a décidé d’augmenter 0,5 à 1%, l’impôt sur le foncier. Pour dégager un peu d’excédent pour les jours sans. On va augmenter de 3,5% au total sur six ans. Cependant, l’acteur politique ne craint pas les mécontentements quant à cet accroissement. “Augmenter les impôts, c’est pas un problème si on explique pourquoi et si les gens voient le service derrière. Il faut s’adapter au budget national et aux restrictions mais tout est possible.”


