Demain soir, le Palais des Sports de Toulouse ne vibrera pas pour le handball ou le basket, mais pour une rencontre de Pro A de tennis de table. Pour la première fois de son histoire, l’Alliance Nîmes-Montpellier (ANMTT) délocalise un match de championnat par équipe. Simon Van Haute, responsable communication de Pongistic et de la Ligue Occitanie nous présente les enjeux de cette affiche.
Le coup d’envoi sera donné à 19h30. Partenaires habituels sous le maillot bleu, ces trois médaillés olympiques deviendront adversaires d’un soir. D’un côté, les frères Alexis et Félix Lebrun porteront les couleurs de l’ANMTT, épaulés par Antoine Hachard, Manav Thakkar ou Esteban Dorr. De l’autre, l’enfant toulousain Simon Gauzy défendra les rangs d’Hennebont aux côtés de Vladimir Sidorenko, Lev Katsman, Zhou Qihao ou du jeune chinois, Ruibo Wen, médaillé d’argent aux Mondiaux U19 2024.
« C’est une grosse rencontre qui nous attend », nous confie Simon Van Haute. « C’est un peu comme un PSG-OM pour les footeux. »
Au-delà du casting, l’enjeu sportif est bien réel. Cette affiche est la revanche directe de la dernière finale de Pro A, remportée 3–0 par Montpellier. Mais l’équilibre a changé. Gauzy a rejoint Hennebont. Aujourd’hui le club breton est en tête du championnat, quant à L’Alliance, elle, pointe provisoirement la cinquième place après neuf journées.
Le championnat, comment ça marche ?
10 clubs qui s’affrontent en matchs aller-retour. Pour gagner la rencontre, une équipe doit valider 3 victoires individuelles. A l’issue de la saison régulière, les 4 premiers jouent les demi-finales pour tenter de remporter le titre de champion de France en équipe.
Montpellier sort de l’Hérault pour conquérir un nouveau public
Pourquoi Toulouse ? Le choix n’est pas anodin. Si l’Occitanie est une terre historique de tennis de table de haut niveau, l’élite reste concentrée autour de l’ex-Languedoc-Roussillon. Toulouse, pourtant métropole régionale, ne dispose d’aucun club en Pro A.
« Ramener Simon Gauzy dans sa ville natale pour affronter les frères Lebrun donne une cohérence totale à l’événement », explique Simon Van Haute. En délocalisant ce match, l’ANMTT et le média Pongistic cherchent à casser la routine des rencontres à domicile et à tester l’attractivité du ping pong dans le bassin toulousain. L’objectif est clair : démontrer que le tennis de table peut remplir une enceinte de 4 000 places. L’événement devrait d’ailleurs intégrer le « Top 3 » des plus grosses affluences de l’histoire du championnat.
L’après-JO : Où en sommes nous ?
Ce rendez-vous toulousain s’inscrit dans un contexte plus large : celui de l’après-Jeux olympiques. En 2025, le nombre d’adhérents a atteint son record avec près de 250 000 licenciés et 3 000 clubs dont 41 professionnels d’après la fédération. « Il y a clairement un avant et un après les Jeux », observe Simon Van Haute. Longtemps cantonné à l’image d’un loisir récréatif, le ping pong bénéficie désormais d’une reconnaissance sportive. Reste toutefois une interrogation : cet engouement survivra-t-il à la “vague Lebrun” ? La réponse semble positive. En effet, la nouvelle génération, emmenée en partie par Flavien Coton (17 ans, champion du monde U15 en 2022 et d’Europe U21 en 2025), assure déjà la relève sur le circuit international.
Et les filles dans tout ça ?
Mais le renouveau du ping français ne se conjugue pas qu’au masculin. Les joueuses tricolores brillent tout autant à l’international, portées par une médaille de bronze historique aux Championnats du monde 2024. Voici un aperçu de leurs grands palmarès :
Prithika Pavade : Top 35 mondial (WTT)
Jia Nan Yuan : 4e place aux JO de Tokyo en double mixte
Charlotte Lutz : Vice-championne du monde juniors en double en 2021
Camille Lutz : Double médaillée Championnat de France en double mixte et simple 2024
Léana Hochart : Double médaillée aux Championnats du monde U15 (par équipes et en double)
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