À Toulouse, un locataire dénonce des conditions de logement insalubres liées à une prolifération importante de moisissures dans une résidence située à Borderouge.
À première vue, la propagation de moisissures peut sembler anodine. Pourtant, l’inhalation de spores fongiques constitue un problème de santé publique reconnu par les cliniciens depuis des décennies, en particulier chez les enfants et les personnes fragiles.
C’est le cas de Lilian, installé depuis 2022 dans une résidence récente située non loin du quartier de Borderouge. Trois ans après son emménagement, des traces noires apparaissent sur les murs, les plafonds et autour des fenêtres. « Au début, on nous a dit d’aérer davantage. Mais malgré nos efforts, la situation s’est aggravée », explique-t-il.
Selon Lilian, l’humidité excessive du logement serait liée à un défaut de ventilation et à des malfaçons structurelles. Alertée à plusieurs reprises, l’agence immobilière en charge de la gestion du bien tarde à intervenir. « Nous avons envoyé des courriers, des photos, demandé une expertise. Rien n’a réellement été fait pendant des mois », déplore-t-il.
Cela fait plus d’un an que ce jeune homme vit sans chauffage, et la moisissure est venue aggraver la situation. Face à l’inaction du bailleur et à la dégradation continue du logement, le voisin de Lilian, lui aussi touché par ces problèmes, prend une décision radicale : « il a cessé de payer son loyer depuis plus d’un an », affirme Lilian. Un choix risqué mais, selon lui, nécessaire pour faire reconnaître ses droits. « La petite fille de mon voisin a été hospitalisée pour crise d’asthme. À un moment, il faut choisir entre se taire ou protéger sa famille. » ajoute t-il.
Les spécialistes rappellent que l’exposition prolongée aux moisissures peut provoquer des réactions allergiques, de l’asthme, des irritations respiratoires et, dans certains cas, des infections plus graves. Les enfants y sont particulièrement vulnérables, leur système immunitaire étant encore en développement.
Cette situation soulève une question plus large : celle de la responsabilité des propriétaires et des agences immobilières face à la dégradation des logements. Malgré plusieurs alertes, des locataires comme Lilian se trouve face l’indifférence des agences immobilières. En raison des manquements répétés de l’agence et des propriétaires, les services d’hygiènes de la mairie de Toulouse ont été sollicités. À ce jour, les appartements ont été déclarés insalubres.


