Rechercher

Mercosur : la Confédération paysanne à la rencontre des Toulousains

La Confédération Paysanne 31 sensibilise au Mercosur devant le Capitole. /Crédit : Lucie Jodot

Ce jeudi 22 janvier, la confédération paysanne était installée place du Capitole pour échanger avec les Toulousains sur les enjeux du Mercosur. Objectif : informer.

Ce matin, l’ambiance est calme aux abords de la place du Capitole. Les actions animés de blocage des agriculteurs du 7 janvier sont terminées. Le Parlement européen a voté, mercredi, en faveur d’une saisie de la Cour de justice de l’Union européenne (UE), afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Un élan soutenu par la France. Alors ce jeudi 22 janvier, la confédération paysanne de Haute-Garonne a décidé de se rassembler devant la place du Capitole pour sensibiliser le public à leur cause.

Objectif : échanger avec les Toulousains

Ce sont sans leurs tracteurs et leurs mégaphones que les membres de la confédération paysanne ce sont réunis, ce matin, à 11 heures. « L’objectif, c’est de pouvoir échanger avec les Toulousains sur le Mercosur », explique Jonathan Kirchner, secrétaire général de la Confédération Paysanne 31 et éleveur ovins à Fontenilles. « Nous avons eu l’autorisation du préfet », précise-t-il.

Cette fois-ci, pas questions de blocages, il s’agit bien d’une manifestation la plus pacifique possible. « Le 7 janvier, j’étais près du IKEA, à Roques, avec d’autres agriculteurs. Beaucoup de gens nous ont klaxonnés et des fois, il y en avait qui s’arrêtaient pour discuter avec nous. Aujourd’hui, notre but c’est d’informer. »

« C’est la même chose depuis les années 70′. »

Ce matin, la place du Capitole était pratiquement vide. Mais Jonathan Kirchner reste positif. « Nous ne nous attendons pas à rencontrer beaucoup de personnes. Mais peut-être que ce midi, avec la pause repas, nous en croiserons plus. »

Sur la place, la confédération peut compter sur Sylviane*, retraitée et fervente supportrice du groupe. Bien qu’elle se soit fait tirée dessus en 2023 par des CRS, elle ne renonce pas à manifester pour autant. « Je suis vraiment étonnée des décisions prises par l’Europe », nous confie-t-elle.

Mais Corine*, autre retraitée présente ce matin, est plus pessimiste : « C’est la même chose depuis les années 70′. Rien n’a changé. Le monde n’a pas changé. La vie est un combat permanent. »

Pour autant, la confédération ne perd pas espoir et continue à profiter de cette journée calme pour informer un maximum de Toulousains.

* : Pour des raisons d’anonymats, les prénoms ont été changés.