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Récemment, une grande étude a été menée pour mieux comprendre la qualité des eaux qui nous entourent. Car ce liquide, d’apparence transparente, regorge de composants invisibles à l’œil nu. En réalité, l’eau n’est jamais totalement pure.

L’eau recouvre environ 70 % de la surface de la Terre. On en distingue deux grands types : l’eau salée et l’eau douce. L’eau salée compose les mers et les océans. L’eau douce, elle, se trouve dans les rivières, les lacs, les fleuves qui t’entourent mais aussi sous terre, dans les nappes phréatiques. C’est cette eau douce que nous buvons au quotidien.
En circulant dans la nature et dans nos villes, elle agit comme une éponge : elle absorbe ce qu’elle rencontre sur son passage. Les scientifiques peuvent analyser plusieurs éléments. Le pH permet de savoir si l’eau est équilibrée ou trop acide. Les nitrates, souvent issus des engrais agricoles, montrent l’impact des activités humaines sur l’environnement.
Une enquête scientifique ouverte à tous
Pour mieux comprendre ces phénomènes, des milliers de personnes, enfants et adultes compris, se sont glissées dans la peau de scientifiques le temps d’une journée. Leur objectif : créer une grande carte de la qualité de l’eau en France !
Munis d’un smartphone et de bandelettes colorées, les participants ont testé l’eau de rivières, fontaines, lacs, puits et même de simples flaques. Une fois plongées dans l’eau, les bandelettes changent de couleur selon ce qu’elles détectent, comme l’acidité ou la présence de nitrates. En comparant les couleurs à un tableau, chacun peut savoir si l’eau est de bonne qualité.

Résultat : près de 800 échantillons d’eau ont été collectés en seulement quelques jours, permettant de mesurer plus de 20 000 données. Chaque prélèvement est devenu une mini-analyse scientifique, accessible à tous.

Une eau différente selon les régions
Les résultats ont ensuite été analysés par des scientifiques de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Toulouse et du Toulouse Biotechnology Institute. Leur constat est clair : l’eau n’est pas la même partout en France.
En Bretagne et dans le Massif central, l’eau est par exemple un peu plus acide. Cela s’explique par les roches présentes sous la terre, comme le granit ou certaines roches volcaniques, qui contiennent peu de minéraux capables d’adoucir l’eau. Sans ce “bouclier naturel”, l’eau reste plus acide.
Et à Toulouse ?
À Toulouse aussi, l’eau réserve des surprises. Dans certains endroits, les citoyens ont détecté des niveaux de cuivre jusqu’à trois fois supérieurs à la limite recommandée pour l’eau potable. Ce métal ne vient pas de la nature, mais souvent des vieilles canalisations en cuivre, qui s’abîment avec le temps et laissent passer de minuscules particules dans l’eau.
Cette grande enquête montre une chose essentielle : l’eau garde la mémoire des lieux qu’elle traverse. Et grâce à la science participative, chacun peut désormais apprendre à mieux la comprendre et à la protéger.
Tess Beirao



