En 2025, l’Antarctique a connu un gain de glace exceptionnel, mesuré par satellite. Une donnée réelle, mais ponctuelle. Elle ne remet pas en cause le réchauffement climatique. Ni ses effets déjà visibles à Toulouse et dans le Sud-Ouest.
Selon les observations satellitaires des missions GRACE et GRACE-FO, exploitées notamment par la NASA et l’Agence spatiale européenne, la masse de glace antarctique a augmenté de plus de 100 milliards de tonnes sur une année récente. Cette hausse concerne surtout l’Antarctique de l’Est. Elle s’explique par des précipitations neigeuses très abondantes. Et par des conditions atmosphériques spécifiques, en partie liées au phénomène La Niña. Les chercheurs le rappellent. Cette augmentation est temporaire. Les séries de données analysées sur plusieurs décennies montrent que la calotte antarctique perd globalement de la glace depuis le début des années 2000. Le National Snow and Ice Data Center souligne que ces fluctuations annuelles ne remettent pas en cause la tendance de fond. Celle d’un réchauffement global. Et d’une élévation du niveau des mers.
Le réchauffement climatique toujours bien visible
Climat : fluctuation ponctuelle et tendance de fond
Comparaison entre une variation annuelle observée en Antarctique et l’évolution du climat à long terme dans le Sud-Ouest.
Cette distinction est essentielle. Elle permet de comprendre les impacts locaux. Car pendant que l’Antarctique connaît une “bonne année”, le réchauffement est déjà bien visible à Toulouse. Dans le Sud-Ouest, les données climatiques montrent une hausse progressive des températures moyennes. Cela dure depuis plusieurs décennies. Les vagues de chaleur sont plus fréquentes. Plus intenses aussi. Les périodes de sécheresse s’allongent. Les étiages de la Garonne arrivent de plus en plus tôt.
Dans les Pyrénées, le constat est tout aussi clair. Les suivis glaciologiques menés depuis les années 2010 montrent un recul rapide des glaciers. La surface diminue. L’épaisseur aussi. Certaines langues glaciaires pourraient disparaître d’ici le milieu du siècle si la tendance actuelle se poursuit. Même spectaculaire, une année de gain de glace en Antarctique ne change pas la trajectoire climatique globale. À Toulouse et dans le Sud-Ouest, l’enjeu reste le même. Anticiper des changements déjà bien engagés. Visibles dans les températures, les ressources en eau et les paysages.


