Contrairement aux idées reçues, la saison des pollens ne commence plus au printemps. Dès le mois de janvier, plusieurs départements d’Occitanie enregistrent une activité pollinique significative, exposant les personnes allergiques à des symptômes en plein hiver, selon les données d’Atmo Occitanie.
Nez qui coule, éternuements, yeux irrités… Ces symptômes ne sont plus réservés aux beaux jours. En Occitanie, la présence de pollens en hiver est désormais une réalité bien documentée. Selon Atmo Occitanie, plusieurs espèces végétales entrent en phase de pollinisation dès le mois de janvier, prolongeant fortement la saison allergique. Cette évolution concerne une large partie du territoire régional, notamment les zones urbaines et périurbaines, où certaines espèces très allergisantes sont largement implantées.
Une activité pollinique déjà active dans plusieurs départements
D’après les données recueillies par Atmo Occitanie, plusieurs départements affichent une activité pollinique active dès janvier 2026, notamment la Haute-Garonne, le Gard, l’Hérault, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, les Pyrénées-Orientales ou encore le Gers.
À l’inverse, des territoires comme l’Ariège, l’Aveyron, le Lot ou la Lozère qui connaissent une activité plus faible. Ces contrastes s’expliquent par plusieurs facteurs : climat plus doux, altitude, type de végétation et présence d’espèces fortement allergisantes.
Parmi les espèces surveillées en hiver figurent principalement les cyprès, les genévriers et les frênes. Très présents dans le paysage d’Occitanie, notamment en zone méditerranéenne et périurbaine, ces arbres commencent leur pollinisation dès la mi-janvier lorsque les conditions météorologiques sont favorables.
Le pollen de cyprès est particulièrement redouté pour son fort pouvoir allergisant. Sa dispersion précoce contribue à l’apparition de symptômes parfois confondus avec un simple rhume ou une infection hivernale.
Pollution de l’air : un facteur aggravant en hiver
En période hivernale, la qualité de l’air joue également un rôle important. Les émissions liées au chauffage, au trafic routier et aux conditions météorologiques peuvent fragiliser les voies respiratoires. Cette exposition à la pollution peut renforcer la sensibilité aux pollens et accentuer les réactions allergiques.
La combinaison entre particules fines et pollens constitue ainsi un facteur aggravant pour les personnes souffrant d’allergies respiratoires, compliquant parfois l’identification de l’origine des symptômes.
Les données d’Atmo Occitanie confirment une tendance de fond : la saison pollinique débute de plus en plus tôt et s’étend désormais sur une grande partie de l’année. Si le printemps reste la période la plus intense, l’hiver n’est plus une période sans risque pour les personnes allergiques.
Une évolution qui interroge sur l’impact du changement climatique et sur la nécessité d’adapter la prévention et l’information du public face à des allergies de plus en plus précoces.


