Nouveau rebondissement concernant le chantier de l’autoroute A69. Ce lundi 12 janvier, la justice pénale se prononce concernant la validité des travaux. Le juge suspend à nouveau une partie des travaux.
Le 30 décembre dernier, la décision tombe concernant l’autorisation environnementale du chantier de l’A69 reliant Toulouse et Castres. « La cour administrative d’appel de Toulouse juge aujourd’hui que la construction de l’A69 et l’élargissement de l’A680 répondent bien à une raison impérative d’intérêt public majeur et que les autorisations accordées en 2023 par l’Etat sont légales », écrit-elle dans un communiqué. « Par cette décision, la cour annule les précédentes décisions du tribunal administratif de Toulouse du 27 février ». Une procédure sur le plan pénal a été engagée sur le non-respect des délimitations du chantier. Le jugement est attendu le12 janvier. Cette décision devra se prononcer à l’égard des emprises sur le chantier.
Retour sur le déroulé de cette affaire

Ce projet traine en longueur depuis de longues années maintenant. L’A69 est un projet autoroutier reliant Castres à Toulouse. Son objectif : désenclaver le bassin castrais dans le Tarn en le connectant à la métropole toulousaine. Le chantier suscite une vive contestation depuis 2023, date de son lancement. Des collectifs comme « La Voie est Libre » ou les “No-bitume” se sont formés sous l’impulsion des habitants des villages traversés par le tracé. Après des réunions publiques, le tribunal administratif de Toulouse est saisi pour bloquer le projet. La stratégie : démontrer qu’il ne répond pas à une raison impérative d’intérêt public majeur. Le 27 février 2025, la justice statue et invalide l’autorisation environnementale, stoppant net le chantier. L’État fait appel. En attendant une nouvelle décision administrative, la justice réautorise Atosca à poursuivre les travaux.
Début décembre 2025, les militants contre le projet ont remarqué un dépassement de plus de 40 hectares des limites autorisées des travaux. Le 19 décembre, les préfets du Tarn et de la Haute-Garonne ont souligné le fait que les documents qui ont été communiqués par le constructeur étaient incomplets et qu’il était nécessaire de « geler la situation du chantier », concernant précisément ces « zones situées hors emprise » de l’autorisation environnementale.
Elsa Logeart


