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Aromates : quand les jeunes se mettent au jardinage

Thym et persil : des aromates compacts, parfaits pour un balcon et faciles à entretenir. © Carla Lefevre

Et si cultiver n’était pas réservé qu’aux propriétaires de jardin ? Même sur un simple balcon, basilic, persil ou ciboulette peuvent pousser. De plus en plus de jeunes adoptent ces aromates en pot, un geste simple et économique.

Carla, étudiante de 21 ans à Blagnac, est devenue adepte du micro-jardinage. Dans son appartement, elle cultive plusieurs aromates en pot et même quelques légumes dans une jardinière. « Je trouve ça important de cultiver ce que je peux chez moi, même en appartement », confie-t-elle. Pour elle, l’intérêt est aussi économique. « Le persil ou la ciboulette, c’est vraiment rentable à avoir chez soi. Ça m’évite de dépenser 1,50 euro à chaque fois en grande surface et surtout de jeter la moitié, parce que c’est souvent vendu en trop grande quantité ». Même en appartement, sur un rebord de fenêtre ou un balcon, il est possible de faire pousser ses propres aromates. Des plantes simples, peu coûteuses, et qui permettent de consommer autrement, et d’assaisonner de bons petits plats. 

Ces aromates ont l’avantage d’être faciles à entretenir et accessibles

Jean Traversier, responsable du magasin Gamm Vert le constate au quotidien. « On voit beaucoup de jeunes venir pour leur balcon ou simplement chez eux. Le basilic, la ciboulette, le persil, ce sont les premières plantes qu’ils achètent », explique-t-il. Ces aromates ont l’avantage d’être faciles à entretenir et accessibles. Un plant de basilic, par exemple, peut vivre près d’un an s’il est bien entretenu. « Il suffit de le rempoter avec un peu de terreau, de lui mettre une petite soucoupe et de le placer à la lumière, idéalement sur un balcon ou près d’une fenêtre », détaille le responsable.

Pour les consommateurs réguliers, l’investissement est vite rentabilisé. Une jardinière de thym, ciboulette et persil, d’environ cinquante centimètres, coûte une quinzaine d’euros et permet d’éviter l’achat répété d’herbes aromatiques en grande surface. Au-delà de l’aspect pratique, cultiver ses aromates chez soi a aussi un intérêt environnemental. « Niveau carbone, c’est toujours mieux de les avoir sur son balcon, surtout en ville. Être un peu auto-producteur, c’est déjà un geste écologique », souligne Jean Traversier. D’autant plus que depuis 2018, les jardineries ne vendent plus de produits phytosanitaires chimiques. « Aujourd’hui, on travaille uniquement avec des solutions naturelles et à 95 % avec des produits bio et réutilisables », précise-t-il.

Ilona Esposito