Après les manifestations de samedi dernier, les agriculteurs se mobilisent une nouvelle fois. Ils dénoncent toujours la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse par le gouvernement et l’accord du Mercosur.
📌 Flash — Loi d’urgence agricole
Face à la colère des agriculteurs et aux mobilisations à Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, le 13 janvier, la préparation d’un projet de loi d’urgence agricole destiné à répondre aux principales revendications du monde agricole.
➡️ Ce projet de loi, réclamé notamment par la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, doit être inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et examiné par le Parlement avant l’été.
👉 Il sera articulé autour de plusieurs priorités clés pour le secteur :
- La politique de l’eau (moratoire sur certaines décisions, cap clair fixé avant le Salon de l’Agriculture)
- La prédation animale (mesures visant à mieux protéger les troupeaux)
- Les moyens de production (simplification et soutien)
✳️ Par ailleurs, le gouvernement a demandé un moratoire sur toutes les décisions relatives à l’eau jusqu’à la présentation de la loi et s’est engagé à ne pas augmenter certaines redevances agricoles dans le prochain budget. D’autres mesures de simplification pourraient être prises dans les semaines à venir.
Source : Actu-Environnement et dépêches associées
Depuis 6 h 30 ce matin, plusieurs axes en direction de Toulouse sont bloqués. En raison de la mobilisation d’une quinzaine de tracteurs, les routes sont fermées ou fortement impactées, notamment aux abords d’Auch et sur les liaisons vers la Haute-Garonne. La rédaction du 24 Heures est allée à la rencontre des agriculteurs sur le périphérique en direction de l’A62 et l’A61.
Clara Farrugia, jeune éleveuse d’ovins, exprime sa colère : « Aujourd’hui, c’est une action coup de poing pour dire aux citoyens français que nous sommes là ! » Elle dénonce également un manque de considération envers les métiers de l’agriculture : « Le respect du monde agricole fait défaut en France. »
Trop de problèmes, peu de solutions
La colère des agriculteurs remonte à l’abattage de bovins décidé en décembre dernier en Ariège dans le cadre de la lutte contre la dermatose nodulaire. Depuis, la mobilisation ne faiblit pas.
Agglutinés autour d’un feu de bois, Emmanuel Rantet, céréalier à Grenade-sur-Garonne, revendique plusieurs mesures, et pas des moindres :
« Arrêter l’abattage et réduire les taxes sur les engrais. »
Les manifestations ne font que commencer. Certains agriculteurs envisagent un blocus de plusieurs jours, notamment à Léguevin à l’ouest de Toulouse.

