Après les manifestations de samedi dernier, les agriculteurs se mobilisent une nouvelle fois. Ils dénoncent toujours la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse par le gouvernement et l’accord du Mercosur.
Depuis 6 h 30 ce matin, plusieurs axes en direction de Toulouse sont bloqués. En raison de la mobilisation d’une quinzaine de tracteurs, les routes sont fermées ou fortement impactées, notamment aux abords d’Auch et sur les liaisons vers la Haute-Garonne. La rédaction du 24 Heures est allée à la rencontre des agriculteurs sur le périphérique en direction de l’A62 et l’A61.
Clara Farrugia, jeune éleveuse d’ovins, exprime sa colère : « Aujourd’hui, c’est une action coup de poing pour dire aux citoyens français que nous sommes là ! » Elle dénonce également un manque de considération envers les métiers de l’agriculture : « Le respect du monde agricole fait défaut en France. »
Trop de problèmes, peu de solutions
La colère des agriculteurs remonte à l’abattage de bovins décidé en décembre dernier en Ariège dans le cadre de la lutte contre la dermatose nodulaire. Depuis, la mobilisation ne faiblit pas.
Agglutinés autour d’un feu de bois, Emmanuel Rantet, céréalier à Grenade-sur-Garonne, revendique plusieurs mesures, et pas des moindres :
« Arrêter l’abattage et réduire les taxes sur les engrais. »
Les manifestations ne font que commencer. Certains agriculteurs envisagent un blocus de plusieurs jours, notamment à Léguevin à l’ouest de Toulouse.

