Tennis : Toulouse monte au filet

En plein Open d'Australie, les joueurs et joueuses du Tennis Club Toulouse prouvent depuis plusieurs années que la formation toulousaine fonctionne bien.
Hugo Gaston, Léolia Jeanjean et Benjamin Bonzi, les actuelles tête d'affiche du Tennis Club Toulouse. Crédit : Wikimedia Commons

Que ce soit en simple ou en double, les Toulousains sont venus en nombre pour fouler les courts de Melbourne durant l’Open d’Australie. Avec en tête d’affiche Hugo Gaston ou Léolia Jeanjean mais aussi la révélation lors de ce tournoi Benjamin Bonzi, la section tennis du Stade Toulousain voit aussi éclore de jeunes champions.

Vas-y Bonzi c’est bon

C’est la véritable révélation de ce premier grand tournoi de l’année, Benjamin Bonzi, 26 ans, a atteint pour la première fois de sa carrière le troisième tour d’un tournoi du Grand Chelem. Après une première victoire logique contre l’Italien Bellucci, Bonzi réussit l’exploit face au numéro 15 mondial Carreno Busta après un match rocambolesque où, alors qu’il était mené de deux sets, il réussi à renverser la tendance. La prochaine marche ne sera pas une mince affaire puisqu’il sera opposé cette nuit au local de l’étape, le jeune Alex de Minaur, 24e au classement ATP.

Un match qui resonne comme un bonus pour Benjamin Bonzi qui a déclaré que sa victoire au tour précédant face à l’Espagnol était déjà « la plus belle victoire de sa carrière. » Le natif de Nîmes est également encore en lice en double, avec son compatriote Arthur Rinderknech et les français seront opposés à la paire Sud-américaine Barrientos/Behar dans la nuit de lundi à dimanche.

Une tête d’affiche bien connu du grand public

Si l’on devait sortir un nom chez les tennisman liés à Toulouse, c’est surement celui d’Hugo Gaston qui nous viendrai naturellement à l’esprit. Le fonsorbais qui à éclot aux yeux du grand public lors de l’édition 2020 de Rolland Garros, avait atteint les huitièmes de finale alors qu’il était issu des qualifications.

La suite on la connait, le Toulousain enchaîne les tournois ATP avec brio et en atteint presque à chaque fois les demies-finales. Il s’offrira même en 2021 une finale à Gstaad, perdue face à la pépite Norvégienne Casper Ruud. En novembre dernier il remporte un tournoi challenger, celui de Roanne. Depuis, c’est plus calme pour le gaucher de 22 ans qui a abandonné au deuxième tour des qualifications à Melbourne face à un autre français, Alexandre Muller. Un jeune homme plein de qualité qui continue de s’améliorer.

Une Toulousaine aussi brille

Si Bonzi crève l’écran à Melbourne, une autre licenciée du Tennis Club Toulouse a fait connaître son nom auprès du grand public en Australie. Et son entrée en lisse lors des qualifications est digne d’un film. Opposée à la Roumaine Bara, elle remporte le premier set au tie break avant de perdre le second lourdement six jeux à un. Le set décisif est alors une partie d’anthologie puisque la native de Montpellier est menée 5-1 avant de complétement changer la tendance, écarter deux balles de matchs, puis remporter le match au Super tie break.

Au tour suivant elle élimine l’américaine Kayla Day en trois sets pour s’offrir une « finale » en qualification face l’ukrainienne Tsurenko. Mais là, la marche est trop haute. La Toulousaine est balayée 6-4/6-2. Et alors qu’elle pense devoir rentrer chez elle après cette défaite, elle est finalement repéchée pour remplacer le forfait de l’Australienne Tomljanovic. Une pratique appelé « lucky looser », même si parfois il faut savoir provoquer la chance. Un repêchage qui lui permet donc d’accéder pour la première fois au tour final d’un Grand Chelem. Malheureusement et assez logiquement, Léolia Jeanjean n’a pas fait le poids face à l’Argentine Podoroska, demi-finaliste de Rolland Garros en 2020 et doit s’incliner 6-0/6-2.

Une étoile montante

Une fois que nous avons parlé des têtes d’affiche du Tennis Club Toulouse, que reste-t-il ? Il semblerait qu’un jeune homme de 20 ans frappe à la porte et fasse beaucoup de bruit actuellement en Asie et plus particulièrement en Thaïlande. Ce jeune homme c’est Arthur Cazaux. Depuis le 8 janvier, il n’a pas perdu un match. Soit douze victoire d’affilée. Le 14 janvier dernier, il remporte le tournoi challenger de Nonthaburi 2 face au Sud Africain Lloyd Harris placé 79 places au dessus de lui au classement ATP.

Après cette victoire et toujours dans la même ville, il s’attaque au tournoi de Nonthaburi 3 ou après 5 victoires, il affronte cette nuit en demi-finale l’Italien Fonio, classé 100 places en dessous de lui. De quoi rêver encore plus grand.

Du simple au double

Et comme le tennis peut aussi se jouer à deux, les Toulousains sont évidemment aux rendez-vous des grandes compétitions en doubles. Et ce sont trois joueurs licenciés à Toulouse qui sont présents au troisième tour de l’Open d’Australie. Et l’un d’entre eux sur deux compétitions. Il s’agit du monégasque Hugo Nys encore en lice en double mixte avec Latisha Chan mais aussi en double masculin avec le Polonais Jan Zielinski.

Les deux autres du Stade Toulousain jouent ensemble. Sadio Doumbia et Fabien Reboul vont en effet affronter cette nuit la paire sud-africaine Klaasen/Harris après s’être facilement imposé à la surprise générale contre les italiens Bolelli et Fognini. Autant de victoire qui donnent envie de croire que l’avenir du tennis Toulousain sera radieux.

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