Le « Convoi de la liberté » interdit de rassemblement à Paris à partir de vendredi

Inspiré des manifestations que connaît le Canada depuis près de trois semaines, le “Convoi de la liberté” est officiellement interdit depuis ce matin par le préfet de police de Paris.
Le convoi de la liberté se dirigent vers Paris ©Pixabay

Inspiré des manifestations que connaît le Canada depuis près de trois semaines, le “Convoi de la liberté” est officiellement interdit depuis ce matin par le préfet de police de Paris. 

L’arrêté est tombé ce jeudi 10 février. « Une mobilisation non-déclarée », et désormais non-autorisée, précisait l’arrêté. Parti des quatre coins de l’Hexagone hier matin, le “Convoi de la liberté” compte rallier la capitale d’ici demain et Bruxelles, le 14 février. Celui-ci compte des centaines d’automobilistes. « En raison des risques de troubles à l’ordre public que pourrait causer ce rassemblement, le préfet de Police prend un arrêté interdisant de telles manifestations, du vendredi 11 février 2022 au lundi 14 février 2022 inclus », indique aussi la préfecture dans son communiqué.

 Le “Convoi de la liberté” prend exemple sur le mouvement connu par le Canada depuis le 22 janvier dernier. À Ottawa, la capitale, la ville est bloquée depuis 13 jours par des centaines de camions aux klaxons enclenchés. Ceci crée une grande crise économique. La ville ne peut donc pas recevoir les différentes livraisons, et les habitants d’Ottawa, se ravitailler. Dans la lignée des gilets jaunes, la version française s’est formée grâce aux réseaux sociaux. La page Facebook  des protestations compte actuellement plus de 330 000 membres. 

Un risque d’amende considérable

En France, il est peu probable d’observer une telle démonstration de camionneurs dans la capitale. Ici, ces derniers risquent gros pour de telles actions. À savoir : un risque de perdre leur permis  de conduire pour une durée de trois ans de conduire, en plus de leur permis de travailler. De plus, gêner une voie ouverte à la circulation publique est passible de deux ans d’emprisonnement et de 4 500 euros d’amende. Les services territoriaux estiment tout de même que le mouvement français est pour le moment “loin d’être solidement structuré ».

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