Le WWF alerte sur la pollution plastique marine

Plastique océan oiseau
A la veille de l’ouverture du « One Ocean Summit » à Brest, la WWF appelle l’ONU à négocier un traité sur le sujet. © Pixabay

A la veille de l’ouverture du « One Ocean Summit » à Brest, le WWF appelle l’ONU à négocier un traité sur le sujet. Les plastiques à usage unique représentent plus de 60 % de la pollution marine.

A quelques semaines d’une assemblée environnement de l’Organisation des Nations unies, le World Wide Fund of Nature (WWF) publie un rapport sur les impacts de la pollution plastique sur les océans, la biodiversité et les écosystèmes marins. Le Fonds mondial pour la nature avertit dans cette volumineuse expertise sur l’omniprésence de ces plastiques dans les océans, et de l’urgence de la situation. Première conclusion : entre 19 et 23 millions de tonnes de plastiques arrivent chaque année dans les eaux de la planète, dont une bonne partie finissent en mer, selon les estimations du rapport. Un danger croissant, même si le WWF reconnaît un manque de données sur d’éventuelles répercussions sur les humains.

Pour la majorité, ce sont des plastiques à usage unique, malgré leur interdiction dans de nombreux pays, qui pullulent dans les océans. Ils représentent plus de 60 % de la pollution marine. Ces plastiques se dégradent au fur et à mesure de leur présence dans l’eau, jusqu’à devenir microscopique.

Des chiffres alarmants

D’ici 2050, le nombre de ces microplastiques devrait doubler même si aucun nouveau plastique n’arrivait dans l’océan d’ici là. Malheureusement, la production de plastique devrait doubler d’ici 2040 selon les estimations du WWF, et même si les représentants de l’industrie estiment probable le ralentissement de la production, il semble difficile d’envisager que les plastiques ne rejoignent la mer dans le futur.

Une étude de 2021 a répertorié 386 espèces de poissons ayant ingéré du plastique sur 555 testées. Selon d’autres scientifiques, jusqu’à 17 % des harengs pêchés dans la Baltique ont des microplastiques dans l’estomac. Un chiffre qui monte à 30 % pour les cabillauds pêchés en mer du Nord. Les oiseaux sont eux aussi exposés. Dans le nord-ouest de l’Atlantique, 74 % des oiseaux de mer examinés par une étude avaient mangé du plastique.

Alors que le « One Ocean Summit » s’ouvre à Brest demain, la situation est donc critique pour les océans du monde. Le WWF en appelle donc au démarrage de pourparlers en vue de l’élaboration d’un accord international sur le plastique. Le sujet sera également au menu d’une réunion de l’ONU sur l’environnement, du 28 février au 2 mars, à Nairobi, au Kenya.

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