JO 2022 : À J-1, quelles sont les chances de médailles françaises ?

Les Jeux olympiques d'hiver commencent demain, vendredi 4 février, à Pékin. La délégation française tentera de faire mieux qu’à Pyeongchang en 2018 où elle avait glané 15 médailles.
La France grande favorite pour les différentes épreuves de biathlon. ©wikimedia

Les Jeux olympiques d’hiver commencent demain, vendredi 4 février, à Pékin. La délégation française tentera de faire mieux qu’à Pyeongchang en 2018 où elle avait glané 15 médailles.

Quatre médailles d’argent, six médailles de bronze et surtout cinq médailles d’or, c’est le score que devra battre la délégation française pour faire mieux qu’à Pyongyang en 2018. Les Jeux olympiques d’hiver de Pékin débutent officiellement ce vendredi 4 février. Concrètement, quelles sont les véritables chances de médailles ?

De l’or pour Alexis Pinturault

C’est la seule récompense qui manque au palmarès d’Alexis Pinturault, l’or olympique en ski alpin. Le Vosgien se présente à Pékin avec une seconde place au classement général du géant, à seulement une demi-seconde du Suisse Marco Odermatt. En 2018, à Pyeongchang, Alexis Pinturault avait remporté deux médailles, de bronze et d’argent. Le skieur a également remporté le classement général en 2021. À 30 ans, Alexis Pinturault dispose d’une véritable carte à jouer pour ajouter la plus belle des lignes à son palmarès. Il aura quatre occasions en individuel avec le Super-g, le slalom, le géant et le combiné.

Alexis Pinturault n’est pas la seule chance de médaille française en ski alpin, Tessa Worley, Mathieu Faivre et Clément Noël ont également de belles cartes à jouer. Tessa Worley est l’un des grands noms de la délégation française. La skieuse de Haute-Savoie a notamment reçu l’honneur d’en être la porte-drapeau. À 32 ans, celle qui dispute peut-être ses derniers Jeux espère glaner un titre qui lui manque, elle qui a remporté deux championnats du monde et un globe de cristal. Mathieu Faivre, fort de son titre de champion du monde de slalom géant en 2021, fait également partie des favoris pour ramener une breloque. Enfin, Clément Noël espère faire mieux qu’il y a quatre ans où il avait terminé 4e du Slalom en Corée. Le Vosgien de 24 ans est un des grands espoirs du ski tricolore.

Le biathlon sans Fourcade, mais avec de grandes ambitions

Pour la première fois depuis 2010, l’équipe de France de biathlon se présente aux Jeux olympiques sans Martin Fourcade, médaillé d’or à cinq reprises. L’absence de l’un des sportifs français les plus populaires ne signifie pas un manque d’ambition, le biathlon demeure le fer de lance de la délégation du coq. Preuve en est, Quentin Fillon Maillet et Emilien Jacquelin occupent les deux premières places du classement général de la Coupe du monde en individuel. Ne pas les voir une médaille autour du cou serait une surprise, même si la concurrence est rude, notamment norvégienne avec quatre athlètes dans le top 7.

Un autre français, Simon Desthieux, 9e au classement général, peut lui aussi prétendre à une médaille olympique. “On peut espérer entre six et huit médailles d’or pour le biathlon français. En dessous, ce serait un échec tellement les Français occupent les hautes marches de leurs classements respectifs. Les Français sont réguliers, en forme. Sauf accident, on devrait assister à de belles batailles”, souligne Florian Burgaud, journaliste pour Nordic Mag.

Favori chez les hommes, la France l’est également chez les femmes, et notamment pour les épreuves en équipes, avec un quatuor en pleine forme. Julia Simon enchaîne les bonnes performances depuis la mi-décembre avec quatre secondes places. La native d’Albertville dispute ses premiers Jeux. Anaïs Chevalier-Bouchet, médaillée de bronze à Pyeongchang, est aussi un atout de cette équipe de France. “Anaïs est sur deux années de haut niveau. Elle le dit elle-même, depuis qu’elle est maman (d’une petite fille en 2019 ndlr), elle n’a qu’un objectif, remporter une médaille olympique”, explique Florian Burgaud.

Anaïs Bescond, 10e au classement général, et Justine Braisaz-Bouchet, 7e, complètent le relais tricolore, grand favoris de la compétition. En individuel, il faudra pallier certains défauts, notamment au tir pour Justine Braisaz-Bouhcet. “C’est l’une, peut être même la plus rapide au monde sur des skis, mais le tir, c’est plus compliqué. Surtout qu’il faudra faire très attention sur le circuit, il y a beaucoup de vent et à cause du Covid, quasiment personne n’a pu faire de reconnaissance”, avertit Florian Burgaud. Première réponse samedi 5 février, avec le relais mixte.

Perrine Laffont, chercheuse d’or

23 ans et déjà une troisième participation aux Jeux olympiques d’hiver pour Perrine Laffont, spécialiste du ski de bosse, ou ski artistique. Finaliste à 15 ans seulement en 2014 à Sotchi, elle remporte sa première médaille d’or en Corée. L’Ariégeoise est favorite de sa discipline et demeure l’un des grands espoirs de médaille à Pékin. Ce jeudi 3 février, à la veille de la cérémonie d’ouverture, Perrine Laffont est déjà sur ses skis pour l’épreuve de qualification. Sans forcer, la championne en titre se qualifie pour la finale en terminant à la deuxième place, derrière l’Australienne Jakara Anthony. Dimanche 6 février, Perrine Laffont défendra son titre en finale du ski artistique. Elle arrive en forme et confiante à Pékin : « J’ai même emmené le vernis (à ongle, ndlr) doré en plus ! Pourquoi pas après la course…”, s’amusait la skieuse aux antennes de RMC.

On peut également mentionner le couple de patinage artistique Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, favoris de la discipline après leur médaille d’argent en Corée. La snowboardeuse Julia Pereira de Sousa Mabileau, argentée en 2018 espère gravir cette marche qui lui manque. Pour l’épreuve de ski de fond, Richard Jouve et Lucas Chanavat, très en forme ces dernières semaines, sont également à suivre de près. Le programme des Jeux à retrouver ici.

Et si vous lisiez des articles sur le même thème ?