Pollution de l’air : embouteillage de particules fines en Haute-Garonne

Un panneau d'affichage sur le périphérique intérieur, informant de l'abaissement de la limitation de vitesse.
Un panneau d'affichage sur le périphérique intérieur, informant de l'abaissement de la limitation de vitesse. © Lucas Laberenne

Depuis samedi 15 janvier, la Haute-Garonne est concernée par un épisode important de pollution de l’air. À Toulouse, l’inquiétude est de mise. Essayons de comprendre les raisons de cette contamination.

« On voit ce brouillard depuis vendredi, c’est vrai que c’est assez inquiétant », soupire Joséphine, 62 ans, le long de l’avenue des États-Unis à Toulouse. Comme cette jeune retraitée, nombre de Toulousains ont remarqué cette épaisse mélasse qui encombre la ville. Même son de cloche du côté de Jacques, qui a passé de nombreux hivers dans la Ville rose : « C’est vrai qu’autant de brouillard c’est bizarre, ça nous a mis la puce à l’oreille à ma femme et moi. »

L’air pollué depuis samedi

Selon les données d’Atmo Occitanie, l’observatoire régional de l’air, l’épisode de pollution démarré samedi devrait se poursuivre au moins ce lundi 17 janvier. Contacté par nos soins, l’observatoire n’a pas pu pour l’heure indiquer si la situation allait se prolonger dans la suite de la semaine, les calculs étant en cours. « Les conditions météorologiques ne devraient pas être favorables à la dispersion des polluants sur les départements de la Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne dans les prochains jours », indique l’organisme sur son site.

ATMO Occitanie - Indice de qualité de l'air

La concentration en particules fines PM10 (dont le diamètre est inférieur à dix micromètres) à Toulouse est largement au-dessus du seuil d’alerte. En cause, « les conditions météorologiques (qui) limitent depuis mercredi la dispersion de particules en suspension dans l’air sur l’ensemble de la région Occitanie », selon Atmo Toulouse. Dans le détail, l’absence de vent, les températures basses et une hauteur de couche de mélange basse sont à l’origine de cette concentration anormalement élevée de PM10.

Personne fragile, automobiliste, que faire ?

Pour les personnes vulnérables, il est conseillé d’éviter de se déplacer aux abords des grands axes routiers, en particulier aux heures de pointe, mais aussi de pratiquer une activité sportive en plein air. Des recommandations appliquées à la lettre, et même encore plus, par plusieurs citoyen.ne.s. « Ma mère a 75 ans, elle souffre d’insuffisance respiratoire, alors quand on su que l’air été pollué on lui a demandé de se confiner chez elle, le temps que ça aille mieux… Avec le Covid, on a l’habitude », s’exaspère Nathalie. 

Des mesures touchent aussi les automobilistes. La préfecture a annoncé samedi que la vitesse maximale autorisée sur les routes de Haute-Garonne était abaissée de 20km/h. Cette mesure, toujours en vigueur ce matin, n’a pas créé de bouchons supplémentaires. La préfecture recommande également de pratiquer le covoiturage, d’utiliser les transports en commun et de privilégier les modes de déplacement non-polluants, comme le vélo ou la marche.

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