« Je vais faire de ton fils un orphelin » : un homme condamné pour menaces de mort

Palais de justice de Toulouse - @ Site de la cours d'Appel de Toulouse.
Palais de justice de Toulouse - @ Site de la cours d'Appel de Toulouse.

Accusé d’avoir menacé de mort à plusieurs reprises son ex-compagne, un Albanais de 36 ans a été condamné ce jeudi 13 janvier à 6 mois de prison avec sursis probatoire de 2 ans au Palais de justice de Toulouse.

« Je vais te mettre en pièces et personne ne va te retrouver », « Je vais te tuer », « Je vais faire de ton fils un orphelin ». Ces quelques phrases énoncées par la présidente d’audience, Carole Maudit au moment du rappel des faits reprochés au prévenu font froid dans le dos. Le jugement de ces actes n’est pas des plus simples, tant la situation entre l’accusé et la présumée victime paraît complexe. Tout au long des débats, une certaine confusion existe sur la réelle nature de la relation entre eux deux. Ex-compagne ? Compagne actuelle ? Mère de son enfant ? Le prévenu optait plutôt pour la première option, bien qu’il déclare qu’elle ne l’a « jamais intéressé ». Il complète : « c’est ni ma concubine, ni ma femme ». Il se présente comme homosexuel. Pour autant, il espère être le père du fils de la victime, âgé de 15 mois, le coming out est donc récent. « Je veux que l’on fasse des examens pour savoir si c’est mon enfant » martèle le trentenaire qui veut en avoir le coeur net.

Quand la présidente met l’accusé face aux propos qu’il a tenu, il rétorque à chaque fois : « elle m’a menacée, je lui ai seulement répondu. Si je n’ai pas pu montrer les preuves aux forces de l’ordre, c’est parce qu’elle a le contrôle sur mon téléphone ». Il reconnaît néanmoins qu’il n’aurait pas dû réagir de la sorte : « c’est une erreur de ma part ». Son avocat, Maître Herin Amabile Thomas, estime que son client n’est pas le seul fautif puisque selon lui, « il s’agit d’un duo qui a du mal à se supporter ». De son côté, la victime n’était pas présente, ni défendue. La nature de la relation entre les deux Albanais n’a donc pas été clarifiée.

Pas de prison ferme pour l’accusé

Alors que la procureure de la République, Sarah Gonzalvez réclamait une peine mixte, c’est-à-dire, quatre mois fermes, et quatre mois avec sursis probatoire, le tribunal en a décidé autrement. La présidente a prononcé une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire d’une durée de 2 ans. Plus clairement, cela signifie que s’il ne respecte pas les interdictions de rencontre et de visite au domicile de son ex-femme et l’obligation de soins qui lui été prescrite, il sera immédiatement incarcéré.

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