« Culture glisse », l’école de skate à Toulouse

Pierre-Louis Aubry (à gauche) et Romain Hourdel (à droite) donnent des cours de skate à Blagnac
Pierre-Louis Aubry (à gauche) et Romain Hourdel (à droite) donnent des cours de skate à Blagnac (@Hugo Martin)

À travers leur école de sports de glisse « Culture Glisse », Pierre-Louis Aubry et Romain Hourdel proposent des cours d’initiation dans les skateparks toulousains. Portrait des deux frères. 

« Mets ton pied gauche entre les quatre vis et le droit sur l’arrière ». Tom vient de recevoir ses premiers conseils de la part de Romain et Pierre-Louis. Dans le froid matinal du skatepark de Blagnac, ils vont passer une heure avec le néophyte. « Le but aujourd’hui, c’est d’arriver à lui faire appréhender la planche, qu’il se sente en confiance » explique l’un des deux professeurs de skate. Des cours comme celui de ce matin, Pierre-Louis Aubry et Romain Hourdel en prodiguent depuis septembre. 

À la rentrée, ces deux frères originaires de Verneuil dans les Yvelines, ont lancé l’association « Culture Glisse ». L’objectif ? Promouvoir et démocratiser tous les sports de glisse. Skate, rollers, trottinette freestyle ou encore wakeboard, Romain et Pierre-Louis proposent un enseignement multidisciplinaire. « Cela permet aux enfants, qui ont pour habitude de changer rapidement de passion, de tester tous types de sports » explique Pierre-Louis. Les cours s’adressent à tous les âges et tous les niveaux. « Et tous les sexes aussi”, précise Romain avant d’ajouter « On n’a trop peu de filles qui s’intéressent au skate ou à la trott’, on veut ouvrir cela à tout le monde »

Deux frères

La glisse, les deux frangins ont ça dans le sang. Une passion héritée de leur père. « Il a toujours été fan de sports de glisse » raconte Romain, l’aîné. Celui qui est âgé de 26 ans a entraîné son petit frère dans cet univers. « Je le regardais faire et je me disais « Moi aussi je veux faire ça »» se remémore Pierre-Louis. Une passion qui les a toujours réunis. Alors, lorsque Romain a soumis le projet à son frère de s’installer à Toulouse pour créer une école de sports de glisse, ce dernier n’a pas hésité une seule seconde. « J’étais en première au lycée. J’ai tout arrêté pour le rejoindre car je savais que je voulais faire ça de ma vie » relate celui qui est aujourd’hui âgé de 19 ans. 

Les deux frères cultivent aussi un certain goût pour l’apprentissage. « Depuis tout gamin, j’adore coacher les autres. Ça a commencé avec Pierre-Louis, explique Romain en tapant amicalement sur l’épaule de son frère. « Puis quand j’étais au skatepark, j’aidais toujours les autres enfants ». Ils apprécient également l’aspect humain du métier. « C’est passionnant d’accompagner les gens dans ce qu’ils veulent faire, de les voir évoluer » s’enthousiasme Pierre-Louis. « Aujourd’hui, il existe des centaines de tutos sur Youtube. Mais entre regarder une vidéo et reproduire la figure au skatepark, il y a un fossé. Nous, on est là pour faire du cas par cas, car chacun a un style et des besoins différents »

Rider sur la hype 

Les sports de glisse ont le vent en poupe. L’apparition du skateboard aux Jeux Olympiques de Tokyo a mis un coup de projecteur sur ces disciplines. « C’est vrai que ça nous a bien aidés. Beaucoup de parents nous amènent leur enfant car ils veulent faire comme à la télé » explique Romain. Toulouse est un formidable terrain de jeu pour les amoureux de la glisse. La ville est dotée de nombreux skateparks et de plans d’eau. « On est venu sur Toulouse aussi pour le confort de vie. On pratique en extérieur, c’est donc plus sympa d’être dans une région où il fait bon vivre ». Romain sait de quoi il parle. Lui qui a passé quatre ans en Bretagne. « C’était horrible ! Rider sous la pluie, ce n’est vraiment pas agréable ». 

En septembre prochain, l’association Culture Glisse soufflera sa première bougie. Et pour la suite de l’aventure, Pierre-Louis a sa petite idée. « À terme, notre rêve serait de créer un endroit pour s’exprimer sans contrainte. Un lieu qui réunirait tous les arts, tous les sports, de la musique à la gymnastique. On y mettrait en avant l’originalité ».

 

Hugo MARTIN

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