L’ex-étudiant de Sciences-Po accusé de viol placé en garde à vue

L’ex-étudiant de Sciences-Po accusé de viol placé en garde à vue

Dans une vidéo postée il y a quelque jours, une ancienne étudiante de Science Po Toulouse a expliqué avoir été victime d’un viol. L’accusation avait entrainé la publication de nombreux témoignages similaires sur les réseaux sociaux. Hier, l’accusé a été placé en garde à vue.

Dans une vidéo postée sur Facebook, Juliette prend la parole face caméra. « Tu m’as violée », répète-t-elle à plusieurs reprises. Les faits se seraient déroulés alors qu’elle était étudiante, tout comme le violeur présumé, lors d’une fête d’intégration. Suite à ce témoigne, d’autres personnes ont raconté des faits similaires dont ils ont été victimes lors de leurs études dans des IEP. Selon la Dépêche du Midi, l’ancien étudiant de Science Po, accusé dans cette affaire, a été placé en garde à vue hier. Juliette aurait porté plainte quelques jours avant.

Sur les réseaux sociaux, les témoignages se mutlitplient

Dans sa vidéo, Juliette affirme que « les IEP (Institut d’Etude Politique) regorgent de violeurs, d’agresseurs et d’harceuleurs. » Sous le hashtag #sciencesporcs, d’autres étudiantes et étudiants livrent leur propres témoignages depuis plusieurs jours.

De nombreux élèves d’IEP différents se sont rassemblés vendredi, comme à Strasbourg, dans le but de soutenir celles et ceux qui témoignent. Loriane Guidale, une des étudiantes et co-présidente du collectif Arc-en-Ci.elles estime qu’il faut se battre contre un « omerta« . Pour elle, les « IEP restent marqués par la culture du viol« .

Le directeur de Science Po démissione

Science Po est à nouveau dans la tourmente. Après l’éviction d’Olivier Duhamel le mois dernier, les IEP sont de nouveau pointés du doigt. Déjà sur la sellette, Frédéric Mion, directeur de Science Po, a annoncé sa démission mardi soir.

Une enquête lancée par le ministère de l’Enseignement Supérieur a notamment pointé du doigt des « des erreurs de jugement dans le traitement des allégations » selon l’ancien directeur.

Cet article mentionne des accusations ou des faits avérés de crimes ou délits à caractère sexuel.

Dans le cas où vous seriez concernés ou au courant de faits similaires, contactez les autorités compétentes. En cas de besoin, vous pouvez appeler Violences Femmes Info au 3919 ou faire un signalement sur https://www.service-public.fr/cmi

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