Toulouse. Des squatteurs vivent dans sa maison, mais il ne peut rien faire

Toulouse. Des squatteurs vivent dans sa maison, mais il ne peut rien faire

Les serrures changées et la trêve hivernale empêchent l'octogénaire de récupérer sa maison / Crédit : Pixabay
Les serrures changées et la trêve hivernale empêchent l'octogénaire de récupérer sa maison / Crédit : Pixabay

Fin septembre, des squatteurs pénètrent dans une maison et en changent les serrures. Depuis, l’octogénaire propriétaire de la maison ne peut rien faire, trêve hivernale oblige.

L’histoire remonte au 26 septembre 2020. Comme chaque semaine, l’aide ménagère de Roland, 88 ans, se rend dans la maison du retraité pour ramasser le courrier et s’assurer que tout est en ordre. Ce dernier vit à quelques kilomètres dans un appartement et espère vendre rapidement son bien pour rejoindre sa femme dans un Ehpad, rapporte La Dépêche du Midi.

Lorsque la femme arrive devant la maison, tout semble normal. Jusqu’au moment où elle essaye de mettre la clé dans la serrure. Cela ne fonctionne pas, les serrures ont été changées. À l’intérieur, plusieurs personnes semblent habiter. La femme prévient immédiatement le propriétaire, qui dépose plainte en suivant.

Une situation qui dure depuis des mois

Sauf qu’aucune trace d’infraction n’est relevée, les serrures ayant été changées. De plus, les occupants squattent les lieux depuis plus de 48 heures. Passé ce controversé délai, un huissier doit se déplacer pour dresser un constat d’effraction. Mais il n’y a aucune trace.

Les mois passent, mais la situation n’évolue pas. Malgré une procédure judiciaire engagée, le jugement tombe et n’est pas en faveur du retraité. La trêve hivernale empêche en effet toute expulsion d’un domicile avant le mois d’avril. Jusqu’ici, l’eau et l’électricité étaient coupés. Mais ce week-end, les volets électriques de la maison étaient ouverts, a confié l’aide ménagère à La Dépêche du Midi.

L’inquiétude de l’octogénaire grandit de plus en plus. Tous ses biens et effets personnels sont restés à l’intérieur, à la merci des squatteurs. Sans la vente de sa maison, le retraité ne pourra donc pas rejoindre sa femme à l’Ehpad.

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