Les appels à la désobéissance civile se multiplient sur les réseaux

Les appels à la désobéissance civile se multiplient sur les réseaux

La mobilisation s'organise sur les réseaux sociaux - CC
La mobilisation s'organise sur les réseaux sociaux - CC

Un troisième confinement est une piste très sérieusement envisagée par le gouvernement. Mais l’ombre d’une nouvelle phase de restrictions a poussé certains à annoncer qu’ils ne s’y plieraient pas. C’est le cas de quelques restaurateurs qui ont annoncé ouvrir le 1er février, malgré l’interdiction.

Sur un groupe Facebook, intitulé sobrement « Les restaurateurs ouvert le 1er février 2021 » les professionels du secteur se mobilisent et annoncent vouloir ouvrir leurs établissements malgré les interdictions. L’un d’eux a déjà ouvert le bal de la désobéissance, ouvrant sa brasserie à Nice lors d’un événement très relayé dans les médias et les réseaux sociaux.

Les clients se sont donc rassemblés autour des tables sur la terrasse, sous les yeux des forces de l’ordre qui n’auraient pas souhaité « ajouter du désordre au désodre » selon la préfecture. L’homme a été placé en garde-à-vue hier soir.

Une mobilisation qui ne concerne pas que la restauration

La volonté de ne plus suivre les règles sanitaires n’est pas propre aux professionnels de la restauration. Certains Français souhaitent abandonner le port du masque et se déplacer librement, même en cas de confinement. Le hashtag #Jenemeconfierapas aurait été partagé 40 000 fois sur Twitter. Un chiffre qui illustre une défiance croissante, qui s’ajoute à un sondage de l’institut Elabe. Selon celui-ci, 47% des Français seraient contre un confinement strict. Certaines figures politiques de l’opposition ont eux-aussi relayé un appel à la désobéissance, à l’image de Florian Philloppot.

Un sujet qui inquiète l’exécutif

Les Pays-Bas ont vécu des scènes de heurts suite à l’instauration du couvre-feu entre 21 h et 4 h 30 du matin. Mais contrairement aux Hollandais, la France a été habituée au port du masque en public et des diverses phases de couvre-feu. Reste que l’exécutif ne prend pas à la légère le risque, bien conscient qu’un troisième confinement serait difficile à accepter.

Dans les lignes du Parisien, l’ancien ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, évoque le risque de “la désobéissance civile de certains » en “refermant le pays”. Après les gilets jaunes, le gouvernement Macron espère éviter un nouveau mouvement contestataire d’ampleur. L’exécutif se laisse le week-end pour décider si un confinement est nécessaire.

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