Toulouse: Information judiciaire ouverte à l’encontre de Laurence Arribagé

Toulouse: Information judiciaire ouverte à l’encontre de Laurence Arribagé

Laurence Arribagé est mise en examen depuis décembre - Crédits : CC BY-SA 4.0 / Vcmn
Laurence Arribagé est mise en examen depuis décembre - Crédits : CC BY-SA 4.0 / Vcmn

Le 18 janvier, une information judiciaire a été ouverte contre Laurence Arribagé, adjointe au maire Jean-Luc Moudenc. Elle est soupçonnée, avec trois autres personnes, de tentative de déstabilisation de son ancienne rivale aux élections législatives, Corine Vignon.

Les faits remontent à l’entre-deux tours des élections législatives de 2017. Laurence Arribagé, députée sortante de la Haute-Garonne, est alors opposée à la Marcheuse, Corine Vignon. Cette dernière, bien partie pour emporter la troisième circonscription au dépend de la députée en place, fait alors l’objet d’une procédure judiciaire. Elle est soupçonnée de travail dissimulé, une affaire qui sera finalement classée sans suite en septembre 2017.

Malgré cette mésaventure, Corine Vignon remporte l’élection avec près de 53% des suffrages exprimés. Laurence Arribagé est battue. Tout le monde se sert la main et on n’en parle plus. Du moins, c’était sans compter ce rebondissement inattendu. Presque quatre ans après ce duel des législatives, la députée déchue, Laurence Arribagé, est mise en cause par le parquet de Toulouse. Avec la complicité de trois autres personnes, elle serait en fait à l’origine des allégations qui ont déstabilisé sa rivale, Corine Vignon, concernant un travail dissimulé.

Auditionnée par la police

Tentant de déterminer son rôle dans cette association secrète, la police judiciaire de Toulouse a auditionné Laurence Arribagé, actuelle adjointe au maire, courant décembre et début janvier. Sont également soupçonnés dans cette affaire, le procureur adjoint de Toulouse, Patrice Michel, le directeur adjoint des finances publiques de la région Occitanie et un chef d’entreprise dans l’immobilier. Tous les quatre ont été mis en examen « pour prise illégale d’intérêt, complicité ou recel ».

Selon nos confrères de Médiacités, le directeur adjoint des finances publiques aurait contacté le magistrat peu de temps avant les élections pour lui faire part de suspicions de travail dissimulé et fraude fiscale à l’encontre de la candidate LREM. Des dénonciations sans enquête préalable, de nature à porter préjudice à la candidate et à bénéficier son adversaire… Laurence Arribagé.

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