Génération identitaire. Gérald Darmanin met à l’étude sa dissolution

Génération identitaire. Gérald Darmanin met à l’étude sa dissolution

Gérald Darmanin a été "scandalisé" par les agissements de Génération Identitaire Crédit: CC BY 2.0

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmain s’est dit « scandalisé » ce matin par l’opération anti-migrants menée par génération identitaire dans les Pyrénées et les Alpes. C’est pourquoi il a annoncé avoir demandé à ses services de réunir les éléments permettant de dissoudre le groupuscule d’extrême droite.

Lors de la conférence de presse mensuelle sur l’activité des forces de l’ordre, Gérald Darmanin a déclaré, « J’ai été scandalisé par le travail de sape de la République des militants de Génération identitaire qui n’en sont pas à leur premier coup d’éclat. J’ai demandé aux services du ministère de l’intérieur de réunir les éléments qui permettraient au ministre de l’intérieur de proposer sa dissolution ».

Ce travail interviendra dans le cadre des lois et des règlements de la République en proposant notamment, une fois que ces éléments seront réunis, le contradictoire dû à chaque association. C’est la première que le ministre de l’Intérieur condamne publiquement les agissements de Génération Identitaire et évoque la possibilité de sa dissolution. Ces dernières semaines, son ministère avait obtenu celle d’associations soupçonnées d’accointances avec l’islamisme (CCIF, BarakaCity, collectif Cheikh Yassine). 

Une réaction des élus d’Occitanie

Le préfet de la région avait fermement condamné ces actions. Parmi les élus d’Occitanie, la présidente de la région, Carole Delga avait demandé une sanction de la part du gouvernement et une dissolution du groupuscule.

Dans un communiqué, les élus d’Occitanie ont dénoncé un « coup de force indigne et contraire aux valeurs de la République » et que « Cette opération, menée en toute illégalité, a seulement pour but de créer le buzz médiatique et ainsi permettre à ces extrémistes de développer leur discours de haine ».

Génération identitaire avait mené une opération similaire en 2018 dans les Alpes. Trois cadres de l’organisation avaient été condamnés en 2019. Ils ont été relaxés en décembre 2020 par la cour d’appel de Grenoble.

Et si vous lisiez des articles sur le même thème ?