L’agence régionale de Santé d’Occitanie alerte : « les indicateurs se dégradent rapidement »

L’agence régionale de Santé d’Occitanie alerte : « les indicateurs se dégradent rapidement »

Pour l'ARS, il ne faut surtout pas baisser la garde face à une légère reprise de l'épidémie dans la région. Crédit : CC-BY-SA 3.0 / Vperemen
Pour l'ARS, il ne faut surtout pas baisser la garde face à une légère reprise de l'épidémie dans la région. Crédit : CC-BY-SA 3.0 / Vperemen

Plus de deux semaines après les fêtes de fin d’année, les chiffres de l’épidémie ne sont pas bon en Occitanie, c’est l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui le dit.

Ce lundi 18 janvier, Pierre Ricordeau, directeur de l’ARS Occitanie a pris la parole pour faire un point sur les avancées de l’épidémie durant les dernières semaines mais aussi pour évoquer le début de la procédure de vaccination, qui entamait ce même jour une nouvelle phase.

Plus de cas et d’hospitalisations depuis début janvier

D’après Pierre Ricordeau, le taux d’incidence – nombre de cas pour une population donnée – est en « augmentation forte, régulière et généralisée » : le taux est passé à 170 cas pour 100 000 habitants contre environ 100 début janvier.

Aujourd’hui environ 1400 cas sont recensés chaque jour dans la région Occitanie, contre 800 fin décembre 2020.

Même constat du côté des hôpitaux où le nombre de patients hospitalisés atteint 500 – contre seulement 300 durant la première semaine de l’année 2021. Augmentation aussi dans les services de réanimation, où le nombre de patients suivis médicalement est passé de 65 à 90 sur la même période.

Une vaccination longue mais efficace

Au 18 janvier 2021, selon le directeur de l’ARS Occitanie, au moins 42 000 personnes auraient reçu au moins une dose de vaccin. 70 000 rendez-vous ont été pris depuis le début de l’ouverture au public de la procédure.

En tout, la région aurait reçu 130 000 doses de vaccin depuis fin décembre. Face aux lenteurs dénoncées par de multiples observateurs, le responsable de l’ARS l’affirme, « des livraisons plus faibles sont prévues cette semaine mais on retrouvera le rythme de croisière de 50 000 doses par semaine dès la semaine d’après (dès le 25 janvier, ndlr) »

Face à cette situation plus défavorable, Pierre Ricordeau appelle les habitants de la région aux respects des règles sanitaires en vigueur : « il en va de notre responsabilité pendant encore de nombreux mois« .

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